Justice

Gabon : Libreville a gagné son bras de fer avec le groupe espagnol de BTP Eurofinsa

Une place de Libreville, au Gabon (image d'illustration).

Une place de Libreville, au Gabon (image d'illustration). © Jacques Torregano/JA

Devant la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris, le Gabon a remporté la bataille qui l’opposait à l’entreprise espagnole Eurofinsa, le 13 septembre.

Le Gabon est donc finalement sorti vainqueur de l’arbitrage international qui l’opposait à la société espagnole de BTP Eurofinsa devant la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris. Eurofinsa avait déposé plainte devant la CCI et réclamait au Gabon le règlement d’impayés à hauteur de 67 millions d’euros, dans le cadre de la construction d’un tronçon routier à la sortie de Libreville.

Un des dossiers de l’opération Mamba

La CCI a estimé, le 13 septembre, que le Gabon, défendu – comme dans l’affaire Santullo – par Me Georges Arama (KGA avocats), devait s’acquitter d’une somme bien moindre : 5,7 millions d’euros au titre de factures impayés. Toutefois, la CCI a également condamné Eurofinsa à rembourser la somme de 5,9 millions d’euros, que Libreville lui avait au départ versé comme « avance de démarrage ». Par le jeu des compensations, Eurofinsa est donc condamnée à verser un peu plus de 200 000 euros à l’État gabonais.

Au Gabon, l’affaire Eurofinsa était l’un des dossiers de l’opération anti-corruption Mamba. Elle avait coûté son poste de ministre des Mines en février dernier à Christian Magnagna. Il était reproché à ce baron du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) d’avoir voulu conclure, à l’insu de l’État, un accord de règlement avec les Espagnols d’Eurofinsa.

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