Politique

Algérie : l’élection présidentielle aura-t-elle lieu le 12 décembre ?

Un manifestant montrant une caricature hostile au chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah et au président intérimaire Abdelkader Bensalah, tous deux partisans d'une élection présidentielle le 12 décembre 2019. © Fateh Guidoum/AP/SIPA

La date du scrutin présidentiel a été officiellement fixée au 12 décembre par le chef de l’État par intérim Abdelkader Bensalah. Si la rue et l'opposition estiment que les conditions ne sont pas réunies, certains responsables et courants politiques semblent se résoudre à ce nouveau calendrier.

La date arrêtée pour cette troisième tentative d’organiser une élection présidentielle, déjà reportée à deux reprises – une première fois le 18 avril et une deuxième le 4 juillet derniers – , respecte les délais recommandés par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays après la destitution début avril du président Abdelaziz Bouteflika.

Samedi dernier, Abdelkader Bensalah, le chef de l’État par intérim, a signé la loi organique créant l’Autorité nationale chargée de l’organisation des élections, et celle relative au régime électoral. Ces dernières avaient été adoptées la veille, dans la précipitation, par le Parlement. Autant de préparatifs menées au pas de charge laissent penser que le régime ne reviendra pas en arrière une troisième fois, considère le politologue Mohamed Hennad.

« Si l’on se rappelle ce qu’il s’est passé en 1999 [six candidats avaient déposé leur candidature, avant de se retirer en apprenant que l’armée soutenait Bouteflika], on peut être sûr que le scrutin aura bien lieu, advienne que pourra ! On ne voit pas comment le pouvoir actuel pourrait accepter un troisième échec – même si force est de constater que notre expérience nationale a fini par créer, sinon une forme de phobie de l’urne, une indifférence électorale grandissante chez beaucoup d’Algériens », développe l’analyste.

Les deux textes relatifs à l’organisation du scrutin présidentiel consacrent le retrait de toutes les prérogatives dévolues à l’administration, accusée durant les précédents rendez-vous électoraux de fraude massive, au profit de l’Autorité nationale indépendante des élections.

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