Analyses

[Infographie] Présidentielle en Tunisie : les propositions phares des candidats

Devant le siège de l’Isie, à Tunis, le 2 août, lors de l’ouverture du dépôt des candidatures.

Devant le siège de l’Isie, à Tunis, le 2 août, lors de l’ouverture du dépôt des candidatures. © Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Au lendemain du troisième et dernier des débats télévisés, qui ont vu la trentaine de prétendants de la course à Carthage égrener leurs propositions pour le pays, Jeune Afrique revient sur les mesures emblématiques de chacun des candidats phares.

• Nabil Karoui : pacte social contre la pauvreté

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Le candidat souhaite le voir mis en place au cours des quatre-vint-dix premiers jours de son mandat. Pour éradiquer l’indigence, Nabil Karoui compte réunir les partis, les instances et les figures nationales ainsi que la société civile pour élaborer une stratégie et un plan d’actions urgentes pour subvenir aux besoins des plus démunis en matière d’alimentation, de logement, de transport, d’éducation et de santé.

• Kaïs Saïed : représentativité

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Il propose pour cela un projet de loi en vue de réviser la Constitution. Il prévoit la création de conseils locaux dans chaque département, dont les membres seraient élus au scrutin uninominal. L’un
d’eux, tiré au sort, représenterait sa localité dans des conseils régionaux qui éliraient des représentants au niveau central. Selon lui, le Parlement refléterait ainsi davantage les différentes volontés locales et restaurerait la confiance.

• Youssef Chahed : intégration maghrébine

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Le couple tuniso-algérien pourrait être le fer de lance de ce projet avec la création d’une zone de libre-échange entre les deux pays qui pourrait constituer la première pierre d’un grand Maghreb arabe, très attendu dans la région. Le candidat prend soin de réaffirmer son intention d’entretenir d’excellentes relations avec le Maroc, la Libye et la Mauritanie. Et n’exclut pas de conquérir de nouveaux marchés sur le continent africain.

• Abdelfattah Mourou : diplomatie économique

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Il veut faire de la Tunisie un hub de l’enseignement supérieur, du transport aérien, de la santé, mais aussi de l’industrie du continent. Il propose ainsi de créer une École nationale d’administration africaine. À l’échelle régionale, il œuvrera pour l’intégration économique du Maghreb arabe. Il appelle aussi à développer la coopération économique avec les pays émergents du continent américain et à diversifier celle avec l’UE.

• Abdelkrim Zbidi : réconciliation nationale

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Il place la sécurité et le droit à la vérité au cœur de son dispositif pour apaiser les tensions et les clivages. Il se propose d’enrayer l’anarchie, le crime et le terrorisme, et entend user des prérogatives présidentielles pour faire la lumière sur les assassinats politiques de 2013, l’embrigadement des jeunes acheminés dans les zones de tensions et l’officine sécuritaire secrète qui œuvrait pour le compte des islamistes.

• Abir Moussi : régime présidentiel

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Rééquilibrer les pouvoirs est la priorité de l’ancienne avocate, qui compte modifier la nature du régime politique en rétablissant un régime présidentiel démocratique et modéré garant de l’État de droit, soutenu par un exécutif fort aux prérogatives claires, un Parlement exerçant un contrôle sur l’activité gouvernementale, une Cour constitutionnelle opérationnelle et une Cour suprême chargée d’examiner les recours des citoyens.

• Mohamed Abbou : lutte contre la corruption

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Il souhaite en finir avec les collusions entre l’argent sale, le monde des affaires et la sphère politique. Pour ce social-démocrate, cet assainissement, qui relève de la sûreté nationale, se déploiera sur trois axes : une réforme de l’administration, une révision des budgets des institutions sécuritaires et de renseignement, ainsi que la mise en place d’un dispositif législatif plus important pour lutter contre la corruption.

• Mehdi Jomâa : réforme de l’éducation

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Il propose un pacte national de l’éducation pour le public et le privé : réforme des programmes et des emplois du temps, réorganisation des réfectoires et des transports, adaptation à la révolution numérique et formation continue des enseignants. Objectif : faire en sorte que les enfants deviennent des citoyens libres, responsables et ouverts sur leur identité nationale et le reste du monde. La culture, les loisirs, le sport, le civisme seront mis en avant, tout comme le bien être de l’enfant, pour permettre à chacun de se réaliser.

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