Candidats

Présidentielle en Tunisie – Kaïs Saïed : « Il faut accepter les règles du jeu, mais pas le système »

Kaïs Saïed, le 22 novembre 2018 à Tunis (image d'illustration). © Chedly Ben Ibrahim/NurPhoto

Le constitutionnaliste, chargé de cours à l'université à la retraite, est candidat à l'élection du 15 septembre. En quelques mois, cet indépendant s'est hissé dans le peloton de tête des sondages, sans même avoir de parti ni de réelle équipe de campagne. Il détaille à Jeune Afrique ses objectifs et priorités.

Le candidat indépendant à l’élection présidentielle Kaïs Saïed aurait pu rester un outsider. Sans formation politique établie, il n’était pas forcément très connu des Tunisiens, en dehors de ses habits de constitutionnaliste. Il n’en est pas moins bien placé dans les sondages pour le premier tour du scrutin, programmé dimanche 15 septembre.

Ce juriste rectiligne, aux valeurs conservatrices, souvent singé pour sa droiture et son expression châtiée mais monocorde en arabe classique, se décrit comme « hors normes ». Classé parmi les antisystème, il revendique un nouveau rapport à la politique et entend notamment pour cela réviser la Constitution. À l’heure où la déception vis-à-vis des hommes politiques est largement partagée par les citoyens tunisiens, la recette semble fonctionner.

Jeune Afrique : Quels sont les principales mesures de votre programme ?

Kaïs Saïed : Je n’ai pas de programme traditionnel car je suis convaincu que le peuple tunisien, comme d’autres, est entré dans une nouvelle phase historique. Les citoyens n’attendent pas qu’on leur propose des programmes à l’occasion des élections, mais veulent être des acteurs au quotidien de la vie politique.

Nous avons besoin d’une nouvelle organisation politico-administrative, de nouveaux rapports de confiance entre peuple et gouvernants. Le principal acteur doit être le peuple, c’est pourquoi je cherche à lui donner les moyens juridiques pour choisir son programme de développement.

Kaïs Saïed était l'un des premiers candidats déclarés à l'élection présidentielle tunisienne. © Youtube/Abdelmagid ZARROUKI

La nouvelle Assemblée serait composée de 276 députés, dont 11 représentants des Tunisiens de l’étranger

Quelles seront néanmoins vos mesures phares ?

L’un de mes principaux objectifs est un projet présidentiel de réforme de la Constitution, dont le dernier mot reviendra à l’Assemblée. Je souhaite établir un pouvoir qui partirait du local, par la création de conseils locaux dans chaque délégation [département]. Leurs membres seraient élus au scrutin uninominal et leur mandat révocable. L’un de leurs membres, tiré au sort, les représenterait au niveau régional.

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