Politique

Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement pour préparer l’élection de 2020

Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de Côte d'Ivoire, dans son bureau le 30 juin 2017. © Issam Zejly pour Jeune Afrique

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a procédé ce mercredi à un remaniement du gouvernement. Il s’entoure d’une équipe renforcée dont Amadou Gon Coulibaly demeure le Premier ministre.

À treize mois de la prochaine élection présidentielle qui s’annonce disputée, Alassane Ouattara a procédé à un remaniement du gouvernement pour mettre en place un exécutif prêt à partir en campagne. Plus qu’une grande réorganisation, c’est un réaménagement a minima qui a été annoncé mercredi 4 septembre. Il n’a rien d’une surprise.

41 ministres contre 36 précédemment

Fin juillet, en conseil des ministres, le président ivoirien l’avait annoncé, précisant qu’aucun départ n’était prévu. Il a finalement décidé de se séparer d’un seul membre du gouvernement. Au total, ce nouvel exécutif, qui reste conduit par Amadou Gon Coulibaly, en qui beaucoup voient le dauphin d’Alassane Ouattara, compte 41 ministres et 7 secrétaires d’État dont 9 femmes. Contre 36 ministres et 5 secrétaires d’État jusque-là.

Selon le communiqué lu mercredi 4 septembre par le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, Mamadou Sangafowa Coulibaly quitte le maroquin de l’Agriculture et du Développement rural. Il est remplacé par Kobenan Kouassi Adjoumani, précédemment aux Ressources animales et halieutiques, dont le ministère est récupéré par Moussa Dosso.

Ancien proche de Guillaume Soro, cet ancien ministre dirigeait la « Centrale », la structure financière des Forces nouvelles. Il avait par la suite pris ses distances avec l’ex-chef de la rébellion et était depuis 2007 administrateur de la Banque africaine de développement pour la Côte d’Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale.

Le retour de Gaoussou Touré 

L’ancien ministre des Transports, Gaoussou Touré, fait également son retour au gouvernement. La nouvelle équipe accueille encore le général Diomandé Vagondo. Jusque-là chef d’état-major particulier du président, il est nommé ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Sidiki Diakité passe, lui, à l’Administration du territoire et à la Décentralisation.

Remplacé par Adama Coulibaly, son directeur de cabinet, Adama Koné, le ministre de l’Économie et des Finances, est nommé ministre auprès du président de la République, chargé des Affaires économiques et financières. Claude Isaac Dé quitte de son côté le ministère de l’Économie numérique et des Postes. Il devient ministre auprès du Premier ministre, chargé de la coordination des grands projets.

À noter que trois secrétaires d’État deviennent ministres de rang : Moussa Sanogo, Emmanuel Esmel Essis et Félix Anoblé. Dans le même temps, cinq nouveaux secrétariats d’État ont été crées. Le maire de Didievi, Brice Kouassi, la député Belmonde Dogo et Philippe Legré, le président du conseil régional du Gbôklè, font notamment leur entrée au gouvernement.

2020 dans le viseur

« C’est un gouvernement politique de combat en vue de préparer les élections d’octobre 2020. Le président a nommé des personnalités qui pèsent dans les zones où le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est faible », explique l’un de ses proches. Mi-juillet, ADO avait procédé à la composition des organes de décision du parti.

Le nouveau gouvernement se réunira pour la première fois ce jeudi. Le chef de l’État s’envolera ensuite, samedi, en Arabie saoudite, où il effectuera une visite d’État.

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