Conso & Distribution

Au Togo, tout augmente… sauf le pouvoir d’achat

Station-service dans le quartier de Hédzranawoé, à Lomé.

Station-service dans le quartier de Hédzranawoé, à Lomé. © ÀPrésent/JA

Entre 2000 et 2010, les prix auraient augmenté de 33 % en moyenne au Togo, ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat de près de 25 % durant la même période. Dans un pays où l’économie a été mise à mal par quatorze années d’embargo, les conséquences sociales de cette escalade des prix sont importantes.

Ce n’est pas une flambée des prix, mais une escalade régulière. « Le niveau général des prix à la consommation a poursuivi sa hausse amorcée depuis février 2014 », constate la direction générale de la statistique et de la comptabilité nationale.

Entre 2000 et 2010, les prix auraient augmenté de 33 % en moyenne, ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat de près de 25 % durant la même période. Produits alimentaires, carburant, gaz domestique… Au Togo, tout augmente, comme chez la plupart des voisins ouest-africains. À ceci près que, dans un pays où l’économie a été mise à mal par quatorze années d’embargo, les conséquences sociales sont bien plus importantes.

Conditions de vie

La croissance est désormais installée, la relance des activités bien engagée, mais le pouvoir d’achat continue de s’éroder et les conditions de vie des Togolais ne se sont pas améliorées. 

Alors que, au mois de janvier, une hausse des prix des carburants avait déjà poussé les organisations de consommateurs à interpeller le gouvernement, une nouvelle augmentation a eu lieu fin juin : le litre d’essence sans plomb est passé de 595 F CFA à 655 F CFA (de 0,90 euro à 1 euro), un surcoût qui sera forcément répercuté sur les tarifs des transporteurs et, par ricochet, sur les prix des denrées alimentaires.

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Mi-juin, déjà, le prix des boissons non alcoolisées a grimpé de 25 F CFA et celui de la bière de 50 F CFA. Une hausse qui, selon les brasseurs, est la conséquence directe de l’augmentation de la fiscalité.

Salaires

Une situation aggravée par le faible niveau des rémunérations, dans le secteur public comme dans le privé, où le salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) est de 35 000 F CFA par mois.

« Même quand le gouvernement augmente de 3 % ou 5 % les salaires des fonctionnaires [qui représentent 2 % des actifs], qu’il octroie des primes de transport de 5 000 F CFA ou fait baisser le prix de certains produits de 10 F CFA à 15 F CFA, cela ne pèse pas lourd comparé aux charges qui pèsent sur les ménages, fait remarquer un jeune cadre. L’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat des populations est encore infinitésimal. »

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