Coulisses

Présidentielle en Tunisie : les tractations de Rached Ghannouchi pour s’assurer le perchoir

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Mis à jour le 27 août 2019 à 11h17
Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha, lors d'une conférence de presse en 2012.

Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha, lors d'une conférence de presse en 2012. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Pour la première fois de son histoire, le parti islamiste Ennahdha présente un candidat à l’élection présidentielle du 15 septembre, en la personne d’Abdelfattah Mourou. Mais en coulisses, la solidarité publiquement affichée semble loin d’être unanime, et les tractations vont bon train.

Malgré une unité de façade d’Ennahdha derrière la candidature officielle d’Abdelfattah Mourou, Rached Ghannouchi, le chef de la formation islamiste, continue de négocier en vue du premier tour de la présidentielle (15 septembre).

Si Youssef Chahed, l’actuel chef du gouvernement et patron de Tahya Tounes, était élu chef de l’État, Mehdi Jomâa, le fondateur d’Al Badil Ettounsi, serait nommé Premier ministre, et Mohsen Marzouk, le patron de Machrou Tounes, deviendrait ministre des Affaires étrangères. Ghannouchi accéderait, quant à lui, à la présidence de l’Assemblée nationale.

Manœuvres en coulisses

Après de nombreux conciliabules et tergiversations, le parti islamiste Ennahdha a désigné son vice-président Abdelfattah Mourou pour le représenter lors de l’élection présidentielle du 15 septembre prochain. Une première pour la formation sortie de la clandestinité à faveur de la révolution de 2011Rached Ghannouchi et sa famille ont toutefois manœuvré jusqu’à la dernière minute pour qu’Ennahdha soutienne l’actuel chef du gouvernement Youssef Chahed.

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