Sécurité

Le Mali veut coopérer avec le Burkina pour « venir à bout des terroristes »

Des soldats maliens dans la région de Mopti, dans le centre du pays, en 2012. © AP/SIPA

Le Mali veut renforcer sa coopération militaire avec le Burkina Faso pour « venir à bout des groupes terroristes » après l'attaque jihadiste la plus meurtrière jamais menée contre l'armée burkinabè, a déclaré le ministre malien de la Défense en visite lundi à Ouagadougou.

« Le gouvernement du Mali est solidaire du peuple frère du Burkina Faso qui a été victime d’une attaque lâche et ignoble qui a causé la perte de plusieurs de nos compagnons d’armes », a dit le général le général Ibrahima Dembélé, à l’issue d’une audience avec le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré.

Il a présenté les condoléances du président Ibrahim Boubacar Keita et du gouvernement du Mali au gouvernement et au peuple du Burkina après l’attaque qui a fait 24 morts dans les rangs de l’armée du pays voisin le 19 août. Sept soldats ont aussi été blessés lors de l’assaut lancé contre un détachement militaire à Koutougou, dans le nord du Burkina.

« Opération sur le terrain »

Le général Dembélé à « réaffirmé au Burkina Faso, le soutien et (l’)engagement du Mali à ses côtés pour relever le défi auquel nous sommes tous confrontés ». « Actuellement, on a une opération sur le terrain, au niveau de la frontière qu’on est en train d’évaluer avec mon homologue (burkinabè). On va travailler ensemble et voir comment améliorer cette opération et renforcer nos capacités, mutualiser nos moyens afin d’arriver à bout des groupes terroristes », a déclaré le ministre malien.

Jeudi, le président Roch Marc Christian avait décrété un deuil national de 72 heures en hommage aux victimes de l’attaque de Koutougou, dans la province du Soum, frontalière du Mali, la plus meurtrière jamais perpétrée par les groupes jihadistes contre les forces de défense et de sécurité burkinabé.

Les forces burkinabè, manquant de moyens, semblent incapables d’enrayer les attaques et les jihadistes étendent leur influence sur des zones de plus en plus grandes. Ils disposeraient de plusieurs centaines de militants armés dans le pays, avait confié en mai une source militaire française à l’AFP.

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