Politique

Côte d’Ivoire : le FPI refuse de participer à la nouvelle commission électorale

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 27 août 2019 à 08h24
Pascal Affi N'Guessan, le jeudi 22 mars 2018 lors du dépôt d'un mémorandum à la Commission électorale indépendante.

Pascal Affi N'Guessan, le jeudi 22 mars 2018 lors du dépôt d'un mémorandum à la Commission électorale indépendante. © Vincent Duhem pour Jeune Afrique

Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) a annoncé lundi son refus de siéger au sein de la nouvelle Commission électorale en Côte d’Ivoire, censée organiser la présidentielle de 2020, estimant qu’elle n’offre pas « de garantie d’impartialité ».

« Nous avons été sollicité par le gouvernement pour désigner un représentant à la Commission électorale indépendante (CEI), nous avons répondu que nous ne nous sentons pas concernés », a affirmé à l’AFP Pascal Affi N’Guessan, président d’une faction du FPI.

« Nous avons refusé d’envoyer un représentant parce que cette loi ne correspond ni à l?esprit, ni à la lettre de la réforme telle que sollicitée », a poursuivi M. Affi qui dirige le camp opposé aux membres restés fidèles à l’ancien président Laurent Gbagbo, fondateur du parti et récemment acquitté par la Cour pénale internationale (CPI).

La faction d’Affi N’Guessan est actuellement la seule reconnue par les autorités pour représenter le FPI à la CEI.

L’opposition pour « CEI équilibrée »

Selon la loi adoptée le 30 juillet par l’Assemblée nationale, la CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l’Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques – équitablement répartis entre le pouvoir et l’opposition, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La société civile et l’opposition militent pour une « CEI équilibrée » qui équivaudrait à 15 représentants équitablement repartis: cinq pour l’opposition, cinq la mouvance présidentielle et cinq pour la société civile.

La Cour africaine des droits de l’Homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l’ancienne CEI déséquilibrée et enjoignant le gouvernement ivoirien à changer sa composition.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne, qui s’était soldée par plus de 3000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d’admettre sa défaite face à l’actuel chef d’État, Alassane Ouattara.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte