Politique

Burkina Faso : deuil national de trois jours après une attaque particulièrement meurtrière contre l’armée

Le chef de l’État Roch Marc Christian Kaboré, le 2 mars, à Ouagadougou.

Le chef de l’État Roch Marc Christian Kaboré, le 2 mars, à Ouagadougou. © Sophie Garcia/hanslucas.com

Le président burkinabè a décrété un deuil de trois jours à partir de vendredi, après une attaque qui a fait 24 morts au sein de l'armée lundi.

« Le président du Faso, président du Conseil des ministres décrète : un deuil national de 72h, allant du vendredi 23 août à minuit au dimanche 25 août à 24h qui sera observé sur toute l’étendue du territoire national, à la mémoire des forces de défense et de sécurité (FDS) tombés suite à l’attaque terroriste du détachement militaire de Koutougou dans le Sahel, le lundi 19 août 2019″, indique un décret officiel.

« Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger », souligne le décret. « Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites ».

Lundi, 24 soldats ont été tués et 7 blessés dans une « attaque d’envergure » de « groupes armés terroristes » contre un détachement militaire à Koutougou, dans le nord du Burkina Faso. Cinq militaires « portés disparus » après cette attaque ont été retrouvés vivants, selon l’état-major général des armées. Il s’agit de l’attaque djihadiste la plus meurtrière subie par l’armée burkinabè.

« Échec du gouvernement »

Jusque-là, l’attaque jihadiste la plus meurtrière contre l’armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, dans la même province du Soum (Nord), en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali. L’armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, lorsqu’une attaque avait dévasté son état-major général, en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Le principal parti d’opposition du Burkina Faso, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a demandé mardi la démission du gouvernement, le jugeant incapable de faire face à la situation.

« Le gouvernement Dabiré a complètement échoué ». « L’UPC demande la démission pure et simple du gouvernement », « et la nomination par le président Roch Kaboré d’une nouvelle équipe qui aura pour mission première la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité des Burkinabè », a déclaré le mouvement dans un communiqué

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