Politique

Sénégal : disparition de Jacques Diouf, directeur de la FAO pendant 18 ans

Le directeur-général de la FAO Jacques Diouf lors d'une conférence de presse à Rome, en 2009

Le directeur-général de la FAO Jacques Diouf lors d'une conférence de presse à Rome, en 2009 © PIER PAOLO CITO/AP/SIPA

Le président Macky Sall a annoncé samedi soir la mort de l’ancien directeur-général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de 1994 à fin 2011. L’homme politique et diplomate sénégalais est décédé à l’âge de 81 ans.

« Le Sénégal vient de perdre un de ses plus valeureux fils avec le décès de notre compatriote Jacques Diouf. Il a été pour moi un collaborateur efficace au début de mon premier mandat », a déclaré sur Twitter le chef de l’État sénégalais en présentant ses condoléances.

Né le 1er août 1938 à Saint-Louis (nord du Sénégal), diplomate connu pour son pragmatisme, Jacques Diouf est décédé en France des suites d’une longue maladie, a indiqué sa famille.

Marié et père de cinq enfants, Jacques Diouf avait fait ses études supérieures en France (diplôme d’ingénieur agronome, maîtrise d’agronomie tropicale, doctorat en sciences sociales) complétées par un diplôme supérieur de gestion à New-York.

Nommé secrétaire d’État à la recherche scientifique du Sénégal par le président Léopold Sédar Senghor en 1978, il a été député de Saint-Louis de 1983 à 1984.

Il avait ensuite quitté le Sénégal pour travailler au Centre de recherche pour le développement international à Ottawa, à la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest, avant de devenir, en 1991, ambassadeur de son pays au siège des Nations unies à New York.

Ressources vitales épuisables

Élu à la tête de la FAO en 1993, il allait y faire trois mandats de six ans. Sous son impulsion, l’organisation onusienne a cherché la collaboration du secteur privé et de stars en lançant des opérations spectaculaires pour récolter des fonds à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.

Il faut « faire savoir à l’humanité qu’il n’est plus possible de traiter ces ressources vitales comme si elles étaient infinies », avait-il déclaré à propos de la dégradation des terres et de l’eau lors de l’une de ses dernières interventions en tant que directeur général de la FAO, en novembre 2011.

« L’époque du « business as usual » est révolue », avait-il averti.

La même année, alors que la famine sévissait dans la Corne de l’Afrique en raison d’une sécheresse exceptionnelle, Jacques Diouf avait dit ne pas supporter de « voir l’image d’un enfant qui risque de mourir de faim », en ajoutant: « Nous ne souhaiterions pas ça pour nos enfants, je ne vois pas pourquoi on accepterait ça pour les enfants des autres ».

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