Politique

Sénégal : les instances du PDS remaniées au profit de Karim Wade

Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais, est le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle de 2019. © AFP

Toujours en exil au Qatar, le fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade va occuper un poste clé au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) dirigé par son père, qui a écarté Oumar Sarr de la direction du parti.

Karim Wade, 58 ans, a été désigné secrétaire général adjoint du PDS « chargé de l’organisation, de la modernisation et de l’élaboration des stratégies politiques » du parti, indique le communiqué du PDS publié dans la soirée du 9 août et signé de son secrétaire général national, Abdoulaye Wade.

En procédant à une refonte de la direction du PDS, l’ex-président sénégalais, âgé de 93 ans, a promu son fils et ses proches. Mais il en a également profité pour écarter des personnalités considérées comme dissidentes.

Oumar Sarr écarté

C’est en particulier le cas de l’ex-numéro deux du PDS, Oumar Sarr, qui ne fait plus partie de la direction du parti, ce poste étant désormais occupé par Bara Gaye, considéré comme un très proche de Karim Wade. Après la réélection du chef de l’État Macky Sall en février, Oumar Sarr avait accepté de participer à un « dialogue national », rejeté par Abdoulaye Wade.

Samedi matin, les titres de la plupart des journaux sénégalais étaient sans équivoque sur le sens de cette refonte de la direction du PDS opérée par l’ex-président Wade. « Karim prend concrètement le pouvoir », « Dévolution monarchique au PDS », « Oumar Sarr out, Karim aux commandes », pouvait-on lire dans la presse nationale.

Exil au Qatar

Karim Wade a toujours été proche de son père, dont il a été conseiller et ministre. Il avait été condamné en 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite » du temps où son père était président, ce qu’il a toujours nié. Après trois ans de prison – dont deux en préventive – , il a bénéficié d’une grâce présidentielle et a été libéré le 24 juin 2016. Il vit depuis en exil au Qatar.

Désigné candidat du PDS à la dernière présidentielle de février, sa candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel en raison de sa condamnation. Son père avait alors appelé à boycotter une élection qu’il considérait comme « verrouillée ».

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