Justice

Guinée : l’opposant Faya Millimouno bénéficie d’une libération conditionnelle

Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral (BL), à la permanence de son parti à Conakry (Guinée), en février 2018 © Youri Lenquette pour Jeune Afrique

L'opposant guinéen Faya Millimouno, arrêté et écroué il y a une semaine à Conakry pour "diffamation" envers le ministre de la Justice, a annoncé avoir bénéficié d'une libération conditionnelle.

« Je suis rentré chez moi, j’ai bénéficié d’une liberté conditionnelle en attendant la fin de la procédure », a déclaré le 9 août Faya Millimouno. Il a remercié « tous ceux qui se sont battus pour qu’on en arrive là, notamment mes avocats ».

L’un de ces avocats, Me Salifou Béavogui, s’est réjoui de la libération conditionnelle de son client, « mais puisqu’on nous dit que la procédure suit son cours, nous allons la démonter lorsque le juge d’instruction va la clôturer ».

Faya Millimouno, chef du Bloc libéral (opposition), avait le 26 juillet accusé le ministre de la Justice, Mohamed Lamine Fofana, d’avoir fait partie des rebelles ayant mené des opérations en Guinée entre 2000 et 2002 et d’avoir été leur porte-parole. Des hommes armés venus du Liberia et de la Sierra Leone voisins, alors en proie à des guerres civiles, avaient attaqué la Guinée, y faisant, officiellement, des centaines de morts.

Plusieurs déboires judiciaires

Faya Millimouno avait reconnu avoir fait une erreur d’homonymie. Il a écrit « une lettre d’excuses » au ministre, ce qui a permis sa remise en liberté, selon son avocat.

Ce n’est pas la première fois que Faya Millimouno a maille à partir avec la justice. Le 9 avril, il avait été placé sous contrôle judiciaire pour « attroupement illégal et troubles à l’ordre public ». Il avait été arrêté avec 12 de ses partisans à Conakry alors qu’ils voulaient manifester devant le Parlement pour dénoncer la prorogation, en janvier, par le président Alpha Condé, du mandat des députés.

Le Bloc libéral fait partie du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui veut empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Le chef de l’État, 81 ans, n’a jusqu’à présent pas modifié la Constitution pour pouvoir le faire, mais certaines de ses déclarations ont été interprétées en ce sens.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte