Biens de consommation

Boissons : une dose d’écologie dans le cocktail Diageo

Une brasserie à Lomé (Photo d'illustration)

Une brasserie à Lomé (Photo d'illustration) © Photo de Jacques Torregano

Diageo, le géant anglais des boissons alcoolisées qui réalise 13 % de son chiffre d’affaires en Afrique, prévoit d’investir 196 millions d’euros pour rendre onze de ses brasseries plus écologiques.

Le géant britannique des spiritueux Diageo a annoncé son intention d’injecter près de 196 millions d’euros dans des projets de développement durable au sein de onze de ses brasseries en Afrique, son plus gros investissement en la matière en une décennie.

« Nous pensons qu’il s’agit de l’un des investissements les plus ambitieux liés au changement climatique au sein du marché subsaharien », a affirmé le directeur général de Diageo, Ivan Menezes, qui estime que l’entreprise « a une responsabilité en tant que manufacture locale et employeur en Afrique, de développer son activité de manière durable ».

Propriétaire notamment la bière Guinness, de la vodka Smirnoff et du whisky Johnnie Walker, Diageo va concentrer ses investissements dans les énergies renouvelables et le recyclage des eaux usées dans sept pays africains, avec l’objectif de réduire son empreinte carbone, a détaillé la firme dans un communiqué.

Panneaux solaires et combustibles durables

Les pays africains concernés par ce plan sont le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, les Seychelles, le Nigeria et le Ghana.

Parmi les installations prévues par la société : des panneaux solaires déployés sur des usines dans six pays, produisant jusqu’à 20 % de leurs besoins en électricité ainsi que des chaudières utilisant des combustibles durables (copeaux de bois, balles de riz) en Ouganda et au Kenya, afin de réduire les émissions de gaz carbonique de 42 000 tonnes. Des infrastructures pour la récupération, la purification et la réutilisation de l’eau dans cinq brasseries permettront par ailleurs d’économiser deux milliards de litres d’eau par an, selon Diageo.

La production des brasseries africaines contribue pour 13 % aux ventes mondiales de ce géant des spiritueux, qui a publié ces derniers jours un bénéfice net en hausse de 4,6 % à 3,5 milliards d’euros lors de son exercice annuel 2018-2019 achevé fin juin.

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