Politique

Cameroun : l’ancien Premier ministre Sadou Hayatou est décédé à Genève

La présidence camerounaise, à Yaoundé (illustration). © Renaud VAN DER MEEREN

Sadou Hayatou qui fut un collaborateur des présidents Ahmadou Ahidjo et Paul Biya - dont il fut le Premier ministre - s’est éteint ce 1er août en Suisse, à l'âge de 77 ans.

C’était l’une des plus anciennes figures de l’administration camerounaise. Sadou Hayatou, 77 ans, est décédé ce jeudi 1er août en Suisse, après y avoir séjourné pendant plusieurs mois. Celui qui fut Premier ministre d’avril 1991 à avril 1992 s’était complètement retiré de la vie publique pour se réfugier à Genève, non loin de la clinique Genolier, où il était soigné.

Fils d’une puissante famille ayant à sa tête l’ancien Lamido de Garoua (chef traditionnel peul) Amadou Hayatou (1952-2000), Sadou Hayatou avait su se faire un prénom. Après des études à l’université de Toulouse et à l’Institut des hautes études d’outre-mer à Paris, il réussira à gravir tous les échelons administratifs, de directeur adjoint du chargé des produits de base au ministère du Développement industriel, dès son retour au Cameroun en 1967, avant de se voir confier plusieurs portefeuilles ministériels pendant les années 1980.

La confiance de Biya

Si, après l’épisode de la tentative de coup d’État perpétrée contre Paul Biya, en 1984, de nombreux ressortissants du Grand-Nord furent indexés comme étant les commanditaires présumés et expulsés de la haute administration, Sadou Hayatou, natif de Garoua, dans la région du Nord, s’en tirera au contraire renforcé dans ses fonctions. Il sera d’ailleurs nommé à des postes sensibles, dont celui du ministère des Finances, en 1987.

Il est ensuite devenu secrétaire général de la présidence de la République en 1990, avant d’être nommé Premier ministre en 1991. Signe de la pleine confiance que le nouveau président lui accorde alors, il sera de nouveau désigné pour mener les négociations entre le pouvoir et l’opposition, lors de la vague de protestation marquée par les opérations « ville morte » des années 1990. La tripartite qui en a découlé donnera naissance à la Constitution de 1996, toujours en vigueur à ce jour.

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