Agroalimentaire

Maroc : la sardine retrouve le chemin des filets

Préparation des filets de pêche au nouveau port de Dakhla (Maroc).

Préparation des filets de pêche au nouveau port de Dakhla (Maroc). © Vincent Fournier/Jeune Afrique

Alors que les pêcheurs européens font leur retour dans les eaux marocaines et que les effets du plan Halieutis commencent à se faire sentir, l’Office national des pêches communique des chiffres en hausse pour le premier semestre qui s’achève.

Les dernières statistiques des débarquements indiquent un renversement de tendance qui témoigne du succès des mesures pour lutter contre la surexploitation des pêcheries. Ces dernières années, les débarquements dans les ports de pêche du royaume faisaient du surplace autour de 1,3 million de tonnes. Un niveau de capture loin de l’ambition du plan sectoriel Halieutis, lancé en 2009 et qui visait 1,66 million de tonnes de débarquement à l’horizon 2020. Bien que cet objectif reste difficile à atteindre, au sein de l’Office national des pêches (ONP), on se réjouit tout de même du redressement constaté ces derniers mois.

Les derniers chiffres à la fin du premier semestre de l’année montrent que les débarquements de la pêche côtière et artisanale ont atteint 590 230 tonnes, soit une augmentation de 11 % par rapport à la même période en 2018. L’essentiel des prises (87 %) est constitué de petits pélagiques pêchés par la flotte côtière et artisanale. « Ce niveau de captures tranche avec le recul constaté les dernières années, affirme-t-on à l’ONP. Et le meilleur reste à venir, puisque la campagne des petits pélagiques en est encore à son démarrage. »

Retour des pêcheurs européens

La sardine, produit phare des eaux marocaines, vient à peine d’amorcer en juin sa phase de pleine production, qui devrait s’étaler jusqu’au mois de décembre. Celle du maquereau a démarré le même mois pour s’achever en novembre, tandis que le développement des prises du chinchard s’opère de mars à octobre. Les prochains mois devraient ainsi confirmer cette progression des captures des petits pélagiques, mais aussi du poisson blanc, des céphalopodes (poulpes, calamars, seiches) ainsi que des coquillages et des crustacés.

Les pêcheurs européens avaient quitté les eaux marocaines depuis juillet 2018 et les premières péripéties de l’accord de pêche UE-Maroc

Ce redressement, selon les responsables du secteur, est une résultante de la mise en application du plan Halieutis, qui commence à se faire sentir. Au-delà des mesures de valorisation des produits de la mer, ce plan sectoriel a permis de pérenniser les ressources en luttant contre la surexploitation qui avait conduit à l’effondrement de plusieurs stocks et pêcheries. Progressivement donc, les poissons retrouvent le chemin des côtes marocaines.

Les pêcheurs européens et notamment espagnols, qui avaient quitté les eaux marocaines depuis le mois de juillet 2018, suite aux péripéties juridiques qui ont retardé le renouvellement de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc, sont également de retour depuis une semaine environ.

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