BTP & Infrastructures

Anouar Invest cède deux usines à Ciments du Maroc

L'usine de Ciments du Maroc à Aït Baha. © Ciments du Maroc

Ces deux nouveaux sites, bientôt en service, renforcent la présence de Ciments du Maroc sur le territoire. Avec cette cession, Anouar Invest quitte le secteur des matériaux de construction.

Ciments du Maroc enrichit son portefeuille de cimenteries : déjà propriétaire de trois usines – Aït Baha (Agadir), Had Hrara (Safi) et M’zoudia (Marrakech) –, la filiale du géant allemand HeidelbergCement s’offre ainsi deux nouveaux sites.

Les deux projets sont toujours en cours de construction et appartiennent au groupe Anouar Invest. Si rien n’a filtré quant au montant du deal, des sources proches de Ciments du Maroc précisent à Jeune Afrique que l’opération ne se concrétisera que dans les prochains mois, justifiant ainsi la discrétion adoptée par les deux parties.

« Cet accord constitue une étape importante dans la mise en œuvre de la stratégie de Ciments du Maroc visant à développer, au Maroc, ses activités de ciment, granulat et béton prêt à l’emploi », explique la filiale d’HeidelbergCement dans un communiqué de presse.

La société espère une croissance du marché national, après la baisse de 3,7% de la consommation de ciment au Maroc en 2018. D’ailleurs, sur les six premiers mois de l’année en cours, les ventes ont progressé de 2%, laissant ainsi présager une meilleure fin d’année. À en croire les analystes de la CDG Capital, Ciments du Maroc devrait finir 2019 avec une part de marché plus importante que celle de l’année précédente qui s’est stabilisée à 23,7%.

Retards de construction

Le première acquisition, Atlantic Ciment, porte le projet de construction et d’exploitation d’une usine de production de ciment intégrée dans la province de Settat (70 kilomètres au sud de Casablanca). Ciments du Maroc compte ainsi renforcer sa présence dans la région centre du royaume. La capacité de production de cette unité est de 2,2 millions de tonnes de ciment par an. Elle devait être livrée en janvier 2018 mais la construction a connu quelques complications. C’est le chinois Sinoma-CDI qui est en charge de la construction.

Le second projet, Cimsud, est une usine de broyage à Laâyoune. Plus petit, sa capacité de production ne devrait pas dépasser les 500 000 tonnes par an. Ce site aussi connaît des retards dans la construction. La mise en service était prévue pour le mois de juillet 2017, selon la communication du groupe. Selon nos informations, elle ne devrait plus tarder.

Avec la cession de ces deux projets de cimenteries lancés en 2015, l’homme d’affaires El Hachmi Boutgueray, PDG d’Anouar Invest, sort complètement du secteur des matériaux de construction.

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