Politique

Soudan : un général arrêté après le « coup d’État » déjoué du 11 juillet

Une série d’arrestations a suivi le « coup d’État » déjoué du 11 juillet dernier. Parmi les personnes arrêtées figurent un général, plusieurs membres du Service national de renseignement et de sécurité (NISS) ainsi que des dirigeants politiques.

Par
Mis à jour le 25 juillet 2019 à 09:54

Des militaires soudanais, à Khartoum le 9 avril 2019 (illustration). © AP/SIPA

Le général Hachim Abdel Mottalib, chef d’état-major des armées, plusieurs agents du NISS, des dirigeants de mouvements islamistes et du Parti du Congrès national de l’ex-président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril, ont été arrêtés, ont indiqué les militaires dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle SUNA.

Le 11 juillet, une «tentative de coup d’Etat» a été déjouée au Soudan, avait annoncé le même jour le Conseil militaire. Cette instance – au pouvoir après un coup d’Etat le 11 avril ayant mené à la chute de Omar el-Béchir – avait alors précisé que 12 officiers, dont cinq à la retraite, avaient été arrêtés.

Finalisation de l’accord

Mercredi, les militaires ont indiqué que les détenus seront interrogés et présentés devant la justice pour avoir « aidé le retour au pouvoir de l’ancien régime du Parti du Congrès national», selon le communiqué cité par SUNA. Nouvellement nommé chef d’état-major des armées, le général Mohamed Othman al-Hussein a confirmé ces arrestations lors d’une allocution à la télévision d’Etat.

L’échec du « coup d’État » le 11 juillet était intervenu alors qu’une rencontre entre des représentants du Conseil militaire et des meneurs de la contestation se tenait à Khartoum, pour finaliser les termes d’un accord sur la transition.

Le 17 juillet, une « déclaration politique » a été conclue entre les deux camps, entérinant le principe d’un partage du pouvoir pendant la future période de transition. Elle prévoit la création d’un « conseil souverain », instance chargée de gérer la transition politique du pays, fixée d’une durée de trois ans.