Electricité

Afrique du Sud : 3,8 milliards d’euros d’aide de l’État pour sauver le géant de l’électricité Eskom

Depuis février, Eskom rationne l'électricité à travers tout le pays, plongeant dans le noir à tour de rôle, des bureaux, des usines ou des habitations. Ici un bâtiment de Johannesburg en février 2008 (Photo d'illustration) © DENIS FARRELL/AP/SIPA

Le ministre sud-africain des Finances a annoncé mardi une rallonge de 59 milliards de rands (3,8 milliards d'euros) afin de venir en aide au géant public de l'électricité Eskom, cinq mois après un premier plan de sauvetage substantiel.

Eskom, qui fournit 90% de l’électricité produite dans le pays, croule sous une dette abyssale de 27 milliards d’euros, conséquence d’années de mauvaise gestion et de détournement de fonds sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018). Ses graves difficultés financières font courir des risques à l’économie du pays.

Ce nouveau plan de sauvetage d’un total de 59 milliards de rands (3,8 milliards d’euros) comprend une aide de 1,68 milliard d’euros pour cette année, suivie d’une seconde de 2,13 milliards en 2020-2021, a annoncé mardi le ministre des Finances, Tito Mboweni, devant les parlementaires, l’objectif étant de permettre à la compagnie de demeurer solvable, a précisé le ministre.

Un coût considérable pour le gouvernement et les contribuables

En février, le gouvernement avait déjà annoncé un plan d’aide d’un total de 4,3 milliards d’euros sur trois ans, soit 1,43 milliard d’euros par an. « L’aide financière que nous annonçons aujourd’hui aura un coût considérable pour le gouvernement et les contribuables », a prévenu Tito Mboweni.

« Sans effectuer d’importants changements au niveau de son modèle économique, la compagnie ne sera pas financièrement viable et pourrait ne pas être en mesure d’assurer l’approvisionnement en électricité », a-t-il affirmé.

Depuis février, Eskom rationne l’électricité à travers tout le pays, plongeant dans le noir, pendant plusieurs heures et à tour de rôle, des bureaux, des usines ou des habitations. Ces mesures suscitent la colère de la population à l’encontre du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

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