Justice

Cameroun : « Je crains que la mutinerie des prisonniers ait des répercussions négatives sur le respect de leurs droits »

La prison centrale de Yaoundé (illustration) © Capture écran/YouTube/Ris Radio

Me Agbor Balla, l'un des avocats des détenus politiques et séparatistes anglophones ayant participé à la mutinerie à la prison de Yaoundé, lundi, dénonce les lenteurs judiciaires et appelle à la mise en place d'un véritable dialogue politique.

Le calme est définitivement revenu à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, ce mardi matin. Peu après minuit, les dernières fumées des gaz lacrymogènes ayant arrosé cette unité carcérale dans la nuit du 22 juillet se sont dissipées dans le ciel, signe de l’épilogue de l’interminable siège qui y a été mené par les forces de la police et de la gendarmerie, appelées en renfort face aux prisonniers mutins. Près de 600 détenus de cette prison centrale de Yaoundé, opposants politiques et séparatistes anglophones, s’étaient mutinés.

Au lendemain de ces événements, la confusion règne sur les causes de cette révolte. Sur les ondes de la radio nationale camerounaise, un doigt accusateur est pointé vers les activistes politiques qui sont également détenus dans cette prison, désignés comme les instigateurs de la révolte. L’avocat Agbor Balla, ancien détenu de la crise anglophone et membre du collectif de la défense de ces prisonniers, pense que les raisons sont ailleurs. Il s’est confié à Jeune Afrique par téléphone.

Jeune Afrique : Avez-vous eu des nouvelles de vos clients qui se trouvent à Kondengui depuis leur tentative de mutinerie ?

Me Agbor Balla : J’ai essayé de contacter quelques détenus, sans succès. J’espère que ce sera possible au cours de la journée. Cependant, j’ai eu un briefing avec mes collègues avocats qui sont aussi sur cette affaire, et qui se sont rendus à la prison dès le début des échauffourées.

Nous suivons minutieusement l’évolution de la situation car cela ne concerne pas que les détenus de la prison centrale, mais aussi ceux de la prison principale, notamment Sisiku Ayuk Tabe [le président de l’autoproclamée « République d’Ambazonie », ndlr] et le reste. Nous craignons que le fait que les prisonniers scandaient « Sisiku président » ait des répercussions négatives sur le respect de leurs droits.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte