Energie

Sénégal : deux centrales solaires produiront l’électricité la moins chère d’Afrique de l’Ouest

Deux centrales électriques solaires vont être construites au Sénégal pour un montant de 47,5 millions d'euros.

Deux centrales électriques solaires vont être construites au Sénégal pour un montant de 47,5 millions d'euros. © Stephen Wandera/AP/SIPA

Deux centrales électriques solaires vont être construites au Sénégal pour un montant de 47,5 millions d'euros, grâce à l'initiative Scaling Solar de la Banque mondiale. Mathieu Peller, responsable du fonds d'investissement Meridiam, décrypte pour Jeune Afrique les spécificités de ces projets.

Deux nouvelles centrales solaires devraient voir le jour fin 2020 au Sénégal, grâce à un financement lancé par Scaling Solar, l’initiative de la Banque mondiale qui accompagne les gouvernements dans le financement de projets solaires. Situées chacune à un peu plus de cent kilomètres de la capitale, à Kabone et à Kael, les deux centrales auront respectivement une capacité de production 35 et 25 MW, et devraient fournir près de 600 000 personnes en électricité renouvelable, à bas coût.

Moins de 4 centimes d’euro/kWh

Le groupe français Engie et le fonds d’investissement Meridiam, spécialiste en projets d’infrastructures, ont remporté en avril 2018 l’appel d’offres pour ces deux centrales électriques. Pour un montant total de 47,5 millions d’euros, le financement du projet à été bouclé avec la participation de la Banque européenne d’investissement, Proparco et la Société financière internationale (IFC), permettant désormais le lancement des travaux. La mise en service des usines est prévue pour dernier trimestre de 2020.

Mathieu Peller, chef d’exploitation pour Meridiam sur le continent africain, décrypte pour Jeune Afrique les spécificités de ces deux nouveaux projets.

Jeune Afrique : Comment sont distribués les rôles entre les acteurs des projets ?

Mathieu Peller : Pour répondre à l’appel d’offres, Meridiam s’est associé en tant que développeur et investisseur à Engie, qui se chargera de la construction et de l’exploitation des centrales. Nous avons négocié les contrats, monté le plan d’investissement et fait son instruction. Chacun détient une part de 40% dans le projet, et le Fonsis [Fonds souverain sénégalais, ndlr] détient les 20% restants. Concernant IFC, la Banque européenne d’investissement et Proparco, ils interviennent en tant que prêteurs de fonds.

3,8 et 3,98 centimes d’euro/kWh : ces centrales fourniront l’électricité solaire la moins chère d’Afrique de l’Ouest, comment avez-vous réussi à atteindre ces prix ?

Nous avons bénéficié de nos précédentes expériences sénégalaises avec les centrales solaires de Senergy et Ten Merina qui nous ont beaucoup appris. Nous disposons aujourd’hui d’une bonne connaissance des cadres légaux et logistiques du pays. Cela nous a aidé à fixer nos tarifs. Nous avons aussi profité de la baisse des prix des équipements au niveau mondial, et de bonnes conditions d’endettement pour financer le projet.

Quels sont les autres projets auxquels participe Meridiam sur le continent africain ?

Nous travaillons actuellement sur une dizaine de projets sur le continent, notamment l’aéroport de Ouagadougou, dont nous espérons signer la concession prochainement ; l’aéroport d’Antananarivo dont nous sommes concessionnaire et dont le nouveau terminal doit être mis en service au début de l’année prochaine. Nous participons aussi au nouveau port à containers de Nouakchott, ainsi qu’au barrage de Kinguélé au Gabon.

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