Économie

La Tunisie lève facilement 500 millions de dollars avec la garantie des États-Unis

La Tunisie a levé avec succès 500 millions de dollars avec la garantie des États-Unis. L’emprunt, dirigé par Natixis et JP Morgan, a été émis au taux très avantageux de 2,452 %.

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Mis à jour le 25 juillet 2014 à 11:13

Hakim Ben Hammouda est le ministre de l’Économie et des Finances de la Tunisie. © Hichem

La Tunisie a levé 500 millions de dollars sur les marchés internationaux le 24 juillet, avec une garantie des Etats-Unis, a annoncé le département d’État américain dans un communiqué.

Cet emprunt d’une maturité de sept ans a été dirigé par les banques Natixis et JP Morgan. C’est le deuxième réalisé grâce à un accord de garantie signé avec Washington. En 2012, Tunis avait déjà émis un eurobond de 485 millions de dollars, d’une maturité de sept ans, au taux de 1,686%. Le coupon de l’émission réalisée jeudi, bien que plus élevé que celui de juillet 2012, reste néanmoins très avantageux à 2,452 %.

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À titre de comparaison, pour son eurobond d’un milliard d’euros, le Maroc, pourtant mieux noté que la Tunisie (« BBB -« , note d’investissement, contre « BB-« , note spéculative, selon Fitch Ratings) a dû accepter un coupon de 3,5 %.

De même, les taux d’intérêt de l’emprunt national de 500 millions de dinars (307 millions de dollars) lancé en mai par la Tunisie se situaient à des niveaux bien supérieurs : entre 5,95 % et 6,35 % selon les catégories d’acquéreurs.

Perception du risque

Dans un communiqué, la Banque centrale de Tunisie s’est réjouie de « la réussite de cette émission » dont le carnet d’ordres a dépassé « quatre fois la taille ciblée de l’émission ».

Ce succès et « l’attractivité de ses conditions reflètent d’une part la notoriété et la qualité du garant (Aaa/AA+/AAA), en l’occurrence le gouvernement américain à travers l’USAID, et d’autre part la meilleure perception du risque souverain de la Tunisie après les étapes importantes franchies par notre pays, dans le cadre de l’achèvement de son processus de transition démocratique et le lancement du redressement de son économie ».