Politique

Libye : Al-Mahmoudi, dernier Premier ministre de Kadhafi, libéré

L'ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi le 6 mai 2010 . © Hrvoje Polan/AFP

Les autorités libyennes ont libéré le dernier Premier ministre du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, al-Baghdadi al-Mahmoudi, dont le nom est cité dans l'affaire du financement libyen de la campagne de l'ex-président français Nicolas Sarkozy, selon une source officielle samedi.

Dans un communiqué, le ministère de la Justice du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, a indiqué avoir décidé de la libération de al-Baghdadi al-Mahmoudi « pour des raisons de santé », conformément aux recommandations d’une commission médicale « pour qu’il puisse être soigné dans des centres médicaux spécialisés » hors des structures pénitentiaires.

Al-Mahmoudi a été condamné par un tribunal libyen en juillet 2015 à la peine de mort avec huit autres dirigeants, dont Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dictateur, pour leur rôle présumé dans la répression meurtrière de la révolte de 2011, lors d’un procès dénoncé comme expéditif par l’ONU et des ONG.

Financement de la campagne de Sarkozy

Chef du gouvernement de 2006 jusqu’aux derniers jours du régime Kadhafi, al-Baghdadi al-Mahmoudi avait fui la Libye en septembre 2011, peu après la prise de Tripoli par les rebelles.

Il avait été arrêté le 21 septembre 2011 à la frontière sud-ouest de la Tunisie, près de l’Algérie, puis livré à Tripoli le 24 juin 2012 après neuf mois de détention en Tunisie, où son extradition très controversée avait déclenché une crise politique.

En mai 2012, al-Baghdadi al-Mahmoudi, alors emprisonné en Tunisie, avait affirmé, selon des propos rapportés par ses avocats tunisiens, que la Libye avait bien financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.

Les accusations de financement libyen avait été lancées en 2011 par Saïf al-islam Kadhafi qui les a réitérées en 2018.

Nicolas Sarkozy, qui nie les faits qui lui sont reprochés, a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics libyens » et « financement illégal de campagne électorale ».

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