Capital-investissement

Capital-investissement : Actis reprend deux fonds africains d’Abraaj

Actis a investi par le passé dans plusieurs projets électriques africains

Actis a investi par le passé dans plusieurs projets électriques africains © Olivier/Jeune Afrique/2011.

Le capital-investisseur britannique Actis a officiellement repris la gestion de deux importants véhicules de son ex-confrère dubaïote et porte ainsi à 12 milliards de dollars le niveau de ses actifs sous gestion à travers les pays émergents.

Dans le panier d’Actis, il y a d’abord Abraaj Africa Fund III, clos en 2015 à 990 millions de dollars (881 millions d’euros), avec plusieurs bailleurs importants tels que le britannique CDC, qui avait apporté 50 millions de dollars (44,5 millions d’euros) au tour de table. C’est le plus important véhicule levé par Abraaj sur le continent, avant sa faillite en 2018. Dans une note diffusée le 15 juillet, Actis indique avoir également repris « les droits de management » de Abraaj Private Equity Fund IV, plus actif en Asie du Sud-Est. Ce dernier avait été clos, à 1,6 milliard de dollars en 2012.

Pour Actis, dirigé depuis 2017 par l’associé senior Torbjorn Caesar, la reprise de ces droits de gestion permet de porter à 12 milliards de dollars le niveau de ses actifs sous gestion, à travers les pays émergents, contre 5,2 milliards de dollars il y a seulement quatre ans, selon les derniers chiffres disponibles.

Doubler le montant des actifs en Afrique

Plus important, la reprise de Abraaj Africa Fund III devrait doubler le niveau des actifs sous gestion en Afrique et la force de frappe du groupe britannique, d’autant plus que les difficultés d’Abraaj ont retardé le déploiement de son véhicule panafricain. Actis, qui reste discret sur ses données financières, comptait selon nos informations un peu plus de 840 millions de dollars de sous gestion en Afrique en 2017, à travers trois véhicules directement levés par le gestionnaire britannique et le Canada Investment Fund for Africa, dont la gestion lui a été confiée par Ottawa en 2004 et qui devrait être dissous cette année.

Pour emporter la mise, Actis a dû convaincre au moins 75% des bailleurs de fonds de ces deux véhicules, mais aussi les autorités de la concurrence dans plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud en décembre 2018 et le Kenya, en mai dernier. Et ce en raison notamment des entreprises détenues par les fonds de Abraaj, dont la chaîne de restaurants kényane Java House et le groupe hospitalier sud-africain Joint Medical Holdings. Avec l’absorption des équipes de Abraaj en Afrique – malgré les départs de plusieurs cadres expérimentés – Actis renforce également ses bureaux de Nairobi (dirigé par Michael Turner, ex-CDC), Johannesburg (Natalie Kolbe, ex-Investec) et Lagos (Funke Okubadejo, ex-Africa Capital Alliance).

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