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CAN 2019 – Algérie : comment Riyad Mahrez a franchi un cap

Riyad Mahrez célèbre un but lors du match de l'Algérie face à la Guinée en phase de poule de la CAN 2019, le 30 juin. © Hassan Ammar/AP/SIPA

Riyad Mahrez n’a pas seulement permis aux Verts de se qualifier pour la finale de la CAN, grâce à un but tardif contre le Nigeria (2-1). Le capitaine algérien et milieu de terrain de Manchester City est aussi l'un des meilleurs joueurs de la compétition.

Riyad Mahrez (29 ans) a déclaré après le succès face au Super Eagles du Nigeria que son rêve « était de remporter la CAN », alors que Sadio Mané, la star sénégalaise, estime que son équipe « est le favori de cette finale. » Les deux hommes, qui ont marqué chacun trois buts, seront, peut-être, ceux qui feront pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Depuis le 21 juillet, le Sénégalais a fait le travail, se montrant décisif en marquant face à l’Ouganda (1-0) en huitièmes de finale ou en se muant en passeur décisif pour Gueye contre le Bénin au tour suivant (1-0).

Kourichi : « Il assume ses responsabilités »

L’Algérien, lui, semble évoluer un ton au-dessus de tout le monde. Cette CAN pourrait être la sienne, si les Fennecs devaient mettre fin à vingt-neuf ans d’abstinence, le soir du vendredi 19 juillet au Caire.

« Il montre vraiment son meilleur visage. On a l’impression qu’il joue complètement libéré. Le fait que Djamel Belmadi a décidé de lui confier le brassard de capitaine a eu son importance. Mahrez a de nouvelles responsabilités, et il les assume, même si, sur le terrain, ce n’est pas forcément un aboyeur », constate Nordine Kourichi, l’ancien sélectionneur adjoint de l’époque de Vahid Halilhodzic et qui avait contribué à l’arrivée du gaucher chez les Fennecs, en 2014. « La gestion humaine du cas Mahrez a été très bien faite par le coach, et cela explique ses performances en Égypte », ajoute l’ex international algérien.

A Lomé, il avait survolé les débats

Sur le sol des Pharaons, le milieu de terrain de Manchester City enchaîne les prestations de haut niveau, affichant une évidente fraîcheur physique. « En club, il n’a pas joué tous les matches (44 toutes compétitions confondues, pour douze buts inscrits) mais Pep Guardiola a tout de même fait régulièrement appel à lui. Il est donc arrivé en Égypte avec du rythme, mais sans être trop fatigué », intervient Ali Fergani, ancien milieu de terrain puis sélectionneur des Fennecs. Depuis ses débuts internationaux en 2014, Mahrez avait alterné le bon et le moins bon, semblant parfois avoir du mal à trouver sa place dans un effectif certes talentueux, mais soumis à une instabilité technique devenue presque risible (sept sélectionneurs depuis le départ d’Halilhodzic en 2014).

« On sent que depuis l’arrivée de Belmadi, il est plus à l’aise. Cela s’était notamment vu lors de la victoire au Togo (4-1, le 18 novembre 2018), en qualifications pour la CAN. Il avait inscrit deux buts et réalisé une très grosse performance, sur un terrain difficile. Depuis, il est dans la continuité, et fait même mieux », poursuit Fergani.

Influent dans le jeu, buteur à l’occasion, décisif, Mahrez le créatif pourrait achever sa saison avec un nouveau trophée, puisqu’il a déjà remporté avec City le championnat, la Coupe de la Ligue et la prestigieuse FA Cup… Mais on a la faiblesse de croire qu’une CAN avec l’Algérie aurait pour lui une saveur beaucoup plus agréable.

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