Diplomatie

Crise du Golfe : « Le Qatar semble mieux s’en sortir que ceux qui l’ont placé sous embargo »

Le président américain Donald Trump recevant l'émir du Qatar à la Maison-Blanche, mardi 9 juillet 2019. © Alex Brandon/AP/SIPA

Embargo contre le Qatar, guerre au Yémen, tensions grandissantes entre l'Iran et les pays arabes... Le Golfe est traversé de multiples crises qui, pour ne rien simplifier, semblent imbriquées. Loïc Tribot La Spière, directeur général du CEPS (Centre d'étude et de prospective stratégique, basé à Paris), tente de clarifier la situation.

« Au carrefour des think-tanks, des réseaux d’influence et des ONG. » C’est ainsi que se définit le Centre d’étude et de prospective stratégique, créé au milieu des années 1980 et aujourd’hui dirigé par Loïc Tribot La Spière. Son ambition ? Réunir plusieurs centaines de décideurs issus du monde entier – dont plusieurs anciens ministres – pour faire avancer les débats autour des grandes problématiques internationales. Son directeur a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique sur une région qui accumule les crises : la péninsule arabique.

Jeune Afrique : Lorsque l’embargo contre le Qatar est décrété par ses voisins en juin 2017, certains experts prédisent que la crise ne sera pas durable. Au regard de la nouvelle escalade de tensions actuelle, ce n’était donc pas qu’une simple brouille entre « pays frères »…

Loïc Tribot La Spière : La crise est profonde. Et elle s’est complexifiée, devenant un enjeu et un prétexte de rivalité et de compétition internationale. La crise a donné l’impression d’un « divorce » : à vrai dire, les différents États de cet espace se supportaient plus qu’ils ne s’appréciaient.

Les prétextes évoqués sont dans le fond très superficiels. La véritable question est de savoir s’il peut y avoir un espace géographique qui puisse être animé et coordonné par un leader. En l’occurrence, le Golfe pourrait-il être une exception géographique qui ferait qu’il puisse y avoir une somme d’États sous l’impulsion d’un État leader ? On peut considérer que cette crise sera un tournant. Non seulement dans la nouvelle gouvernance de cet espace, mais aussi dans le rôle que seront amenés à jouer désormais de multiples acteurs extérieurs.

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