Justice

Algérie : l’ex-ministre de l’Industrie Youcef Yousfi placé en détention provisoire

L'ex-ministre algérien Youcef Yousfi (image d’illustration). © Ronald Zak/AP/SIPA

L'ex-ministre de l'Industrie Youcef Yousfi, poursuivi notamment pour « dilapidation de deniers publics », a été placé dimanche en détention provisoire, selon la télévision publique algérienne. Titulaire de plusieurs portefeuilles entre 1999 et 2019, l'ancien responsable avait été placé la semaine dernière sous contrôle judiciaire.

L’ancien ministre Youcef Yousfi (Industrie, Énergie, Affaires étrangères notamment) est poursuivi pour « octroi d’indus avantages lors de l’attribution de marchés publics et de contrats en violation des dispositions législatives », « dilapidation de deniers publics » et « abus de pouvoir et de fonction et conflit d’intérêts ».

Les dossiers de Yousfi et de dix autres hauts responsables ou anciens responsables algériens avaient été transmis à la Cour suprême, juridiction compétente, dans l’enquête visant l’influent homme d’affaires algérien Mahieddine Tahkout.

Ce dernier, proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a été placé en détention provisoire il y a plus d’un mois, en compagnie de son fils et de deux de ses frères, dirigeants de son groupe, pour des affaires de corruption.

Ouyahia devant la Cour suprême

L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia comparaissait également dimanche devant un juge d’instruction de la Cour suprême, dans le cadre de la même affaire, toujours selon la télévision publique.

Depuis la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika début avril, sous la pression conjuguée d’un important mouvement de contestation populaire et de l’armée, la justice algérienne a ouvert une série d’enquêtes pour des faits de corruption présumée, et condamné ou placé en détention provisoire d’influents hommes d’affaires et ex-responsables politiques.

Cependant, certains des manifestants, qui réclament un changement politique profond et le départ de tous les représentants du « système » Bouteflika, craignent qu’il ne s’agisse de règlements de comptes entre clans autrefois proches de l’ex-président.

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