Justice

Niger : Abdourahmane Lirwana, avocat et figure de la société civile, sort de prison

Plusieurs milliers de personnes manifestent à Niamey contre la loi de finances 2018 qu'elles jugent "antisociale", le 31 décembre 2017. © BOUREIMA HAMA / AFP

L'avocat et figure de la société civile Abdourahmane Lirwana est sorti de prison samedi 13 juillet après avoir purgé une peine d'un an pour "outrage à magistrat", a indiqué un de ses proches.

« Notre camarade Me Lirwana vient à l’instant de sortir de sa prison de Dai-Kaina (ouest nigérien) », a précisé Ali Idrissa, autre membre influent de la société civile.

À sa sortie de cellule du camp pénal de Dai-Kaina, l’avocat a été accueilli par plusieurs de ses camarades qui « vont l’accompagner jusqu’à son domicile à Niamey », a assuré Ali Idrissa.

Me Lirwana avait été condamné en juillet 2018 à deux ans de prison dont un avec sursis pour « outrage à magistrat » lors d’un procès contre quatre figures de la société nigérienne – dont lui-même – pour « une manifestation interdite » contre la loi de finances.

Une loi de finances jugée « antisociale »

Après quatre mois de détention préventive, les quatre avaient été condamnés à trois mois de prison assortis de sursis. Les trois autres avaient été remis en liberté, mais Me Lirwana avait été maintenu en détention en raison de sa condamnation pour « outrage à magistrat ».

Entre octobre 2017 et mars 2018, un collectif de la société civile, de l’opposition politique et de quelques syndicats avait organisé des manifestations pour demander « l’abrogation » de la loi de finances qu’il jugeait « antisociale ».

Les protestataires reprochaient au gouvernement d’avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et surtout d’avoir « accordé des cadeaux fiscaux d’une vingtaine de milliards de francs CFA » (une trentaine de millions d’euros) aux compagnies de téléphonie.

En avril, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait estimé que cette loi de finances « répondait aux aspirations du peuple nigérien » et que sa contestation par « une minorité », devait « s’exercer dans le cadre des lois en vigueur ».

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