CAN 2019

CAN 2019 – Tunisie : Giresse « très heureux d’affronter les Lions du Sénégal »

Le coach de la Tunisie, Alain Giresse, en janvier 2015 lorsqu'il entraînait le Sénégal.

Le coach de la Tunisie, Alain Giresse, en janvier 2015 lorsqu'il entraînait le Sénégal. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Après un premier tour un peu poussif, la Tunisie est parvenue à se hisser en demi-finales de la CAN 2019. Alain Giresse, le sélectionneur des Aigles de Carthage, retrouve le Sénégal dimanche au Caire, une équipe qu’il a dirigée de 2013 à 2015.

Jeune Afrique : Après le Mali au premier tour (1-1), vous allez affronter le Sénégal, une de vos anciennes équipes…

Alain Giresse : Oui. Deux dans la foulée, ou presque, c’est assez rare. Mais je suis très heureux d’affronter les Lions. J’ai entendu parler de revanche, mais je n’ai aucune rancœur. J’ai passé de très bons moments au Sénégal, j’ai conservé d’excellents rapports avec des joueurs, avec la fédération, avec Aliou Cissé. J’ai eu des problèmes avec une partie de la presse, c’est tout. Et je rappelle que je n’ai pas été viré. J’avais demandé au président de la fédération, Augustin Senghor, de ne pas me proposer de nouveau contrat après la CAN 2015.

Que pensez-vous du Sénégal version CAN 2019 ?

C’est une très bonne équipe, avec de grosses individualités. Techniquement, c’est du haut niveau, et dans le domaine athlétique, c’est une des meilleures du continent. C’est un des favoris de la CAN 2019 et sa présence en demi-finale le prouve. Il faudra faire un très gros match, être présent sur tous les ballons si nous voulons nous qualifier. Mais à ce niveau, rien n’est simple. Pour la Tunisie, qui n’avait plus atteint le dernier carré depuis 2004, ce sera un grand rendez-vous.

Depuis le premier tour, notre niveau s’améliore

Vous attendiez-vous à voir votre équipe autant souffrir au premier tour ?

Non. Ça a été très difficile, très hésitant. On savait très bien que ce serait difficile, malgré de bons résultats en matches amicaux (victoires 2-0 face à l’Irak, 2-1 en Croatie et 2-1 contre le Burundi), car tous les joueurs n’étaient pas arrivés au même moment en stage. Il y avait des degrés de forme différents. Mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi difficile. On a pris conscience de nos difficultés. Il fallait s’accrocher, affronter nos insuffisances pour mieux rebondir. Il y a eu des critiques, mais je suis resté droit dans mes bottes.

C’est ce qui a été fait contre le Ghana en huitièmes de finale (1-1, 5-4 aux t.a.b), puis contre Madagascar (3-0) au tour suivant…

Effectivement. Face au Ghana, je pense que nous avons fait de bonnes choses, contre un très bon adversaire. On a pris confiance et cela s’est vu face aux Malgaches, une équipe qui n’était pas là par hasard et qu’il ne fallait surtout pas négliger. Nous avons fait preuve de sérieux. Depuis le premier tour, notre niveau s’améliore.

Vous n’avez pas hésité à envoyer sur le banc de touches certains de vos cadres offensifs, comme Khazri ou Sliti…

Oui, mais quand je fais ces choix, ce n’est pas pour piquer l’orgueil des joueurs. C’est tout simplement parce que j’estime qu’ils ont besoin de souffler, qu’ils manquent de fraîcheur et que, pour tel ou tel match, c’est mieux pour eux et pour l’équipe de les faire débuter sur le banc, quitte à les faire entrer en cours de jeu.

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