Sport

CAN 2019 : en France, un mort et des dizaines d’interpellations en marge des célébrations de la qualification de l’Algérie

Des supporteurs de l'Algérie dans les rues de Paris après la victoire de leur équipe contre la Côte d'Ivoire en quart de finale de la CAN, jeudi 11 juillet 2019. © DR

Pour célébrer la victoire des Fennecs sur la Côte d'Ivoire, synonyme d'accession aux demi-finales de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), des milliers de supporteurs sont descendus dans les rues jeudi soir en Algérie mais également en France, où la fête a parfois dégénéré.

Annoncés comme les grands favoris, les Verts algériens ont battu les Éléphants ivoiriens au bout d’une séance de tirs au but qui s’est achevée par une frappe de Serey Die sur le poteau (1-1, 4-3 t.a.b.). Pour fêter la victoire, des milliers d’Algériens sont descendus dans la rue aux alentours de 21 heures en France – tout comme des supporteurs de la Tunisie, elle aussi qualifiée pour les demi-finales qui auront lieu dimanche.

Des rassemblements ont eu lieu à Paris, notamment sur les Champs-Élysées et dans le quartier Barbès (18e arrondissement), où après des heures de célébration joyeuse, la fête a parfois mal tourné. Des accidents se sont également produits dans d’autres villes de l’Hexagone.

Un mort et 74 interpellations

À Montpellier, un jeune supporteur a perdu le contrôle de son véhicule et fauché une famille, tuant la mère et blessant grièvement le fils. « À l’heure actuelle, nous essayons de déterminer les circonstances du drame », a ajouté la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), indiquant qu’il y avait « beaucoup de monde dans les rues ». Le conducteur a été placé en garde à vue.

Sur les Champs-Élysées, la tension avec les forces de l’ordre est montée d’un cran avec la tombée de la nuit. Selon l’Agence France presse, trois magasins ont été pillés et des vitrines cassés, dont une enseigne Ducati. En marge des célébrations, 74 personnes au total ont été interpellées en France. Le préfet de police a annoncé vendredi matin qu’ « il y aura des poursuites judiciaires » pour ceux qui ont causé des dégâts.

Entre désolation et humour noir

Les accidents ont créé la polémique sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont condamné les événements, rappelant que depuis cinq mois « 25 millions d’Algériens sont sortis dans les rues sans qu’une vitrine ne soit cassée », faisant référence aux manifestations qui se déroulent pacifiquement chaque vendredi sur la rive sud de la Méditerranée.

D’autres accusent le groupe de supporteurs à l’origine des pillages de « donner une mauvaise image des Algériens » et de « faire monter la droite » en France. Les Tunisiens ont également ironisé sur les réseaux sociaux en s’imaginant une finale entre les deux pays maghrébins.

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