Agroalimentaire

Le Cameroun intègre le Conseil international consultatif du cajou

Usine de decorticage d'anacarde de Fludor Benin. Filiale locale du holding nigerian Tropical General Investment (TGI) a a Zogbodomey, Benin, novembre 2017. © Jacques Torregano pour JA

Modeste producteur d'anacarde, le Cameroun a intégré le 10 juillet à Abidjan le Conseil international consultatif du cajou (CICC), la plateforme panafricaine de promotion et de développement de cette culture de rente, dont il devient le dixième membre.

L’ »Opep africain des producteurs de noix de cajou » a accueilli le 10 juillet un nouveau membre, le Cameroun, dont le ministre  de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobé, avait fait le déplacement à Abidjan, siège de l’organisation, pour parapher les documents de l’adhésion en présence de Souleymane Diarrassouba, le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME.

Le Cameroun devient ainsi le premier d’Afrique centrale à intégrer l’organisation, qui rassemble l’ensemble des producteurs africains et représente 60 % des approvisionnements mondiaux, estimés à 1,6 million de tonnes en 2017. Le pays compte sur cette démarche pour appuyer le développement de sa filière, pour laquelle un plan stratégique a été dévoilé l’an dernier, incluant une subvention de 1,5 milliard de francs CFA  (2,29 millions d’euros) pour la distribution des anacardiers dans le pays et la distribution annuelle de 1,2 million de plants à haut rendement.

Crise en Côte d’Ivoire, numéro un mondial de la filière

Sur la période 2018-2020, ce sont environ 5 millions de plants qui seront ainsi mis à la disposition des paysans camerounais pour diversifier leurs revenus. De quoi atteindre, d’ici à 2024, « une production nationale de 150 000 tonnes et de transformer 60 000 tonnes d’amandes »,  a expliqué Gabriel Mbairobé, qui ne dispose d’aucune statistique sur les performances actuelles de la production de noix de cajou, cultivée essentiellement dans la région soudano-sahélienne du Nord-Est, majoritairement céréalière.

« Les réalités du secteur de l’anacarde, ainsi que du marché, nous imposent de nous regrouper en tant que producteurs africains pour bénéficier des meilleures opportunités », a ajouté le ministre camerounais.

Mais alors que la production africaine de noix de cajou croît de 5 % annuellement, impactant les cours mondiaux, la Côte d’Ivoire, numéro un mondial de cette culture de rente avec 760 000 tonnes en 2018, traverse une crise marquée par la mévente de sa récolte et la baisse de la qualité. Pour y remédier, le gouvernement a complété son plan pour la transformation de l’anacarde avec des exonérations sur les équipements industriels et l’octroi de crédits d’impôt aux industriels.

Le CICC, créé en 2016 est de son côté en pleine gestation. Le processus de nomination du secrétaire exécutif est lancé. En attendant, l’Ivoirien Adama Coulibaly, le directeur général du Conseil coton anacarde, assure l’intérim.

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