Justice

CPI : réactions en demi-teinte en RDC après la condamnation de l’ex-chef rebelle Bosco Ntaganda

L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda entre dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) lors de son procès à La Haye aux Pays-Bas, le lundi 8 juillet 2019. © Eva Plevier/AP/SIPA

L’ex-chef de guerre et ancien général de l’armée congolaise a été reconnu coupable par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le Rwanda et la RDC, qui ont un temps protégé celui que l'on surnomme « Terminator », restent discrets quant à cette condamnation.

Il aura fallu quinze années à la justice internationale pour y parvenir, dont sept ans de traque et quatre ans de procès, après l’ouverture de l’enquête en 2004. La Cour pénale internationale (CPI) à La Haye a finalement reconnu Bosco Ntaganda coupable de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », lundi 8 juillet, pour des faits commis dans l’est de la RDC entre 2002 et 2003.

Si la société civile et les représentants de victimes n’ont pas tardé à manifester leur contentement, les autorités congolaises ne se sont pas empressées de commenter cette condamnation. Le parcours de Bosco Ntaganda, qui fut tour à tour combattant du Front patriotique rwandais (FPR) contre le Rwanda, chef de guerre dans l’est de la RDC, combattant au sein du groupe rebelle AFDL qui a porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa, général de l’armée congolaise et fondateur du mouvement rebelle M23, semble embarrasser des deux côtés du lac Kivu.

Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », devrait connaître dans les prochaines semaines sa condamnation.

Commanditaires et complices

Pour Jean Bosco Lalo, président de la société civile de l’Ituri, il appartient aujourd’hui à la justice d’élargir ses investigations aux « commanditaires ». Sur Twitter, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) souhaite que la Cour intensifie ses enquêtes : « Nous réitérons notre demande au bureau du procureur de la CPI à poursuivre également « Terminator » pour les crimes commis au Nord-Kivu entre 2003 et sa reddition en 2013, et d’étendre les enquêtes sur les commanditaires et complices, dont Joseph Kabila. »

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