Sécurité

Libye : le pape François appelle à mettre en place des « corridors humanitaires » pour secourir les migrants

Le pape François au Vatican. © Alessandra Tarantino/AP/SIPA

Le pape François, réagissant le 7 juillet au récent bombardement meurtrier en Libye d'un centre de détention de migrants, a appelé à l'organisation de "corridors humanitaires" pour venir en aide aux migrants "les plus nécessiteux".

« La communauté internationale ne peut tolérer des faits aussi graves », a assuré le pape après la traditionnelle prière de l’Angelus sur la place Saint-Pierre.

« Je souhaite que soient organisés de manière étendue et concertée les corridors humanitaires pour les migrants les plus dans le besoin », a-t-il ajouté.

Le souverain pontife argentin, qui a fait de la défense des migrants l’un des axes majeurs de son pontificat, a aussi appelé les fidèles à « prier pour les pauvres personnes sans défense tuées ou blessées mardi dans l’attaque aérienne qui a touché un centre de détention de migrants en Libye ».

44 personnes tuées

Après la mort de 44 migrants dans un raid aérien mardi soir contre leur centre à Tajoura, une banlieue est de Tripoli, quelque 300 migrants y sont toujours détenus, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Leur situation est devenue plus critique depuis le début de l’offensive militaire le 4 avril du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen, pour conquérir Tripoli, siège du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU.

La frappe menée mardi à Tajoura a été attribuée par le gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli aux forces rivales de Khalifa Haftar.

Mais le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad al-Mesmari, a démenti toute implication dans l’attaque, accusant en retour le GNA de « fomenter un complot » pour leur faire endosser la responsabilité du carnage.

Le centre de détention touché par l’attaque abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais, et deux de ses cinq hangars ont été frappés, selon le responsable du centre Noureddine al-Grifi. Quelque 120 migrants se trouvaient dans le hangar n°3, touché de plein fouet.

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