Santé

Au sommet de l’UA, les premières dames exigent une meilleure lutte contre le cancer

L'Hôpital Salah Azaiez, à Tunis, est le premier institut tunisien de traitement contre le cancer.

L'Hôpital Salah Azaiez, à Tunis, est le premier institut tunisien de traitement contre le cancer. © Ons Abid/J.A.

Les premières dames d'Afrique ont lancé le 6 juillet à Niamey, en marge du sommet de l'Union africaine, un appel pour une meilleure lutte contre le cancer, demandant notamment une hausse des taxes sur les "produits cancérogènes" comme le tabac et l'alcool.

« Nous lançons un appel » afin de favoriser « toutes les initiatives à haut impact dans la lutte contre le cancer », a dit Sika Bella Kaboré, première dame du Burkina Faso, en lisant « l’appel de Niamey pour l’intensification de la lutte contre les maladies non transmissibles ».

Outre « l’inclusion du cancer » dans « les plans stratégiques de développement », les premières dames demandent notamment aux chefs d’État et de gouvernement « d’augmenter les taxes sur les produits cancérogènes tels que le tabac et l’alcool ».

Dans la plupart de pays africains, les cigarettes et l’alcool bénéficient de taxes bien moins importantes qu’en Europe, où leur taxation fait partie de la politique de santé.

« Prise de conscience »

« C’est une bonne chose qu’il y ait cette prise de conscience. L’Afrique s’est à juste titre préoccupée en priorité des maladies contagieuses. Il y a un grand oublié, le cancer », explique Alain Toledano, cancérologue de l’Institut Rafael de Paris et président de l’association franco-africaine de cancérologie.

« 19 millions de personnes vont mourir par an du cancer dont 70% dans les pays les plus pauvres. Il y aura donc des millions de morts en Afrique. Si on veut réussir l’objectif d’augmenter l’espérance de vie de 60 à 75 ans d’ici à 2063, il faut combattre le cancer », précise le cancérologue, soulignant l’importance du dépistage et de l’investissement dans le « traitement en Afrique ».

« Il ne faut pas voir le cancer qu’en lignes de dépenses. Des populations en meilleure santé, ce sont des gens qui travaillent plus, qui consomment plus et coûtent moins cher. Au final, au plan comptable on y gagne. Mais il faut investir », estime-t-il. Avant d’ajouter : « La lutte contre le cancer est aussi politique et culturelle. Avant on pensait que le cancer était une maladie de « Blanc » ou de « riche ». Il faut une éducation et une sensibilisation ».

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