Politique

Municipales au Togo : le parti de Faure Gnassingbé largement en tête

Un bureau de vote de Lomé, le 30 juin 2019 pour le scrutin des municipales, les premières au Togo depuis 1987.

Un bureau de vote de Lomé, le 30 juin 2019 pour le scrutin des municipales, les premières au Togo depuis 1987. © MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP

L'Union pour la République (UNIR), le parti du président Faure Gnassingbé, a largement remporté les élections municipales du 30 juin, avec plus de 60% des sièges de conseillers municipaux dans 114 communes du pays, selon des résultats provisoires publiés vendredi soir par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’Union pour la République (UNIR), qui a fait carton plein dans plusieurs communes du nord du pays, a remporté 895 des 1.490 sièges de conseillers municipaux.

Viennent ensuite l’Alliance nationale pour le changement (ANC), la coalition de l’opposition (C14) et l’Union des forces de changement (UFC) avec respectivement 134, 131 et 44 conseillers municipaux.

Taux de participation

Le vote ne s’est pas déroulé dans trois communes pour des « raisons techniques ». Aucune date n’a été annoncée pour la tenue des élections dans ces trois localités.

Le taux de participation est estimé à 52,46%, selon la Céni. La participation a notamment été faible dans la capitale togolaise Lomé.

« La suite du processus sera la transmission des résultats à la Cour suprême qui a le mandat et la mission de proclamer les résultats définitifs du scrutin », a déclaré Tchambakou Ayassor, le président de la Céni. Les candidats disposent de 48 heures pour éventuellement contester la régularité des opérations électorales.

Dans chaque commune, les conseillers municipaux doivent désormais élire leur maire. Les mairies sont actuellement dirigées par des présidents de délégation spéciale, nommés par le président de la République.

Boycott

Au total 570 listes de partis politiques et d’indépendants ont été retenues par la Cour Suprême pour ces élections municipales, les premières depuis 1987. 

À l’exception du Parti national panafricain (PNP), tous les principaux partis politiques de l’opposition, qui avaient boycotté les élections législatives de décembre 2018 et n’ont plus aucune représentation au Parlement, ont présenté des listes et espèrent désormais assoir leur présence locale à travers ce scrutin.

Le PNP, dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil, exige la libération de ses militants détenus, dont trois responsables écroués à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.

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