Sécurité

Centrafrique : plus de 160 combattants déposent les armes dans l’ouest

Une patrouille de la Minusca dans les rues de Bangui. © Jerome Delay/AP/SIPA

Plus de 160 combattants d'un groupe armé signataire de l'accord de paix en Centrafrique ont déposé leurs armes dans le village de Beloko, situé dans l'ouest du pays, non loin de la frontière avec le Cameroun, a annoncé le 5 juillet le ministre délégué au Désarmement, Noël Bienvenu Selesson.

Cette opération de désarmement, qui a eu lieu mardi et mercredi, est la deuxième menée depuis le lancement du projet Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), en décembre 2018.

« Le gouvernement lance un appel aux autres groupes armés qui hésitent à leur emboîter le pas », a déclaré Noël Bienvenu Selesson. « D’ici décembre, nous pourrions déclarer la fin du désarmement, à condition que les groupes armés jouent le jeu ».

Cette opération de désarmement concerne le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine, qui occupe notamment les abords de la route nationale 3, le principal axe pour le ravitaillement du pays via le Cameroun.

Miskine (également connu sous le nom de Martin Koumtamadji) est devenu ministre dans le nouveau gouvernement, issu de l’accord de paix, en charge de la modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public.

Le 5 avril, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait lancé une opération contre le FDPC, qui avait érigé des barrières sur cet axe vital pour l’économie du pays enclavé, tuant trois combattants du groupe. Fort de 600 membres environ, le FDPC est toutefois considéré comme un groupe d’envergure mineure.

Des groupes armés toujours actifs

À ce jour, seuls le FDPC, le mouvement 3R et certains groupes antibalaka ont effectivement désarmé certains de leurs miliciens. Les principaux groupes armés du pays, pourtant signataires de l’accord de paix de Khartoum, dont le FRPC et l’UPC, n’ont encore démobilisé aucun de leurs soldats.

L’accord de paix de Khartoum, signé en février dernier entre 14 groupes armés et le gouvernement, est le huitième conclu depuis 2013.

Par ailleurs, la nature des armes restituées n’est pas toujours en conformité avec les règles du DDR. « Le DDR se fait avec des armes de guerre. Les armes de fabrication artisanale, ce n’est pas le DDR », a précisé Noël Bienvenu Selesson. Financé à hauteur de 30 millions de dollars par la Banque mondiale, le DDR prévoit de démobiliser 9 000 combattants à travers le pays.

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