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Cet article est issu du dossier «Corruption et dopage dans l'athlétisme : l'affaire Lamine Diack en procès»

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Justice

Dopage dans l’athlétisme : accusé de corruption, le Sénégalais Lamine Diack sort du silence

| Par Jeune Afrique
Lamine Diack, alors président de l'IAAF, prenant la parole lors d'une conférence de presse dans un hôtel à Moscou, le jeudi 8 août 2013.

Lamine Diack, alors président de l'IAAF, prenant la parole lors d'une conférence de presse dans un hôtel à Moscou, le jeudi 8 août 2013. © Matt Dunham/AP/SIPA

Lamine Diack, ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) attend toujours à Paris son procès pour « corruption active et passive » dans la tentaculaire affaire de dopage d’athlètes russes qui a ébranlé l’athlétisme mondial. Il s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique.

Voilà bientôt quatre ans qu’il est retenu en France contre son gré. Interpellé en novembre 2015 alors qu’il était de passage à Paris, Lamine Diack, ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015 et membre du Comité international olympique (CIO), n’en est jamais reparti.

Avec son fils Papa Massata, ex-consultant marketing à l’IAAF, il est suspecté d’avoir été au cœur d’un vaste système de corruption visant à couvrir des cas de dopage d’athlètes russes en échange de pots-de-vin. Une affaire tentaculaire qui a ébranlé le sport mondial et qui lui vaudra d’être jugé dans quelques mois au tribunal correctionnel de Paris pour « corruption active et passive », « blanchiment en bande organisée » ou encore « abus de confiance ».

« Je vais enfin pouvoir m’expliquer »

Avant de prendre place dans le box des accusés, l’ancienne gloire du sport sénégalais a décidé de rompre le silence. Fin juin, il s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique dans les bureaux parisiens de son avocat. « Vivement ce procès, je vais enfin pouvoir m’expliquer », lâche-t-il.

Amaigri et fatigué mais loquace, Lamine Diack, 86 ans, explique que le « Sénégal [lui] manque énormément » et qu’il brûle de pouvoir rentrer voir les siens avant qu’il ne soit trop tard. Surtout, il livre sa vérité sur les faits graves qui lui sont reprochés.

« Je n’ai jamais demandé d’argent à qui que ce soit de ma vie », jure-t-il, tout en reconnaissant qu’il était « opposé à Wade et à son projet de succession dynastique » : « nous nous sommes donc organisés pour qu’il soit battu à la présidentielle de 2012 ». Ses rapports avec les Russes, ses liens avec son fils, son engagement politique au Sénégal… Lamine Diack a répondu à toutes les questions de Jeune Afrique.

À lire dès le dimanche 7 juillet en ligne et en kiosque.

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