Justice

[Enquête] Gabon : qui a peur de l’affaire Santullo ?

Mr. Guido Santullo, patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie, le 27 avril 2017. © Marco d’Antonio pour JA

Un ministre jadis tout puissant en détention depuis plus de deux ans et demi, un haut-gradé du renseignement dans la ligne de mire, des fonctionnaires soupçonnés de corruption… Jeune Afrique livre les dessous de l’affaire Santullo, qui agite les esprits au Gabon, en Suisse ou encore en France.

Comment en est-on arrivé là ? À Libreville, Genève ou Paris, les avocats de l’État du Gabon et ceux du groupement Santullo sont lancés dans une bataille de titans. L’enjeu est de taille : l’entreprise de l’Italien Guido Santullo, décédé depuis, réclame aujourd’hui environ un demi-milliard d’euros de factures impayés à l’État gabonais dans le cadre de onze chantiers (routes, ponts, bâtiments…) passés entre 2010 et 2013.

Une affaire que beaucoup aimeraient oublier

Libreville, qui refuse de payer, accuse en retour le groupe de BTP d’avoir obtenu ces contrats par corruption et de s’être ensuite adonné en Suisse à des opérations de blanchiment. Le président Ali Bongo Ondimba a souhaité porter l’affaire en justice, incriminant au passage son ministre de l’Économie de l’époque, Magloire Ngambia, toujours en détention.

Mais l’affaire n’a pas livré tous ses secrets et les enquêtes sont en cours dans trois pays. Jusqu’où s’étendait le présumé réseau de corruption du patriarche italien ? D’autres barons du régime peuvent-ils tomber ? Le Gabon pourra-t-il éviter de passer à la caisse ? J.A. livre les dessous d’une affaire que beaucoup, à Libreville, aimeraient oublier.

À lire dès le dimanche 7 juillet en ligne et en kiosque.

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