CAN 2019

CAN 2019 : face au Nigeria, le Cameroun doit faire mieux

Le coach du Cameroun, Clarence Seedorf.

Le coach du Cameroun, Clarence Seedorf. © Lalo R. Villar/AP/SIPA

Le Cameroun de Clarence Seedorf s’est qualifié pour les huitièmes de finale, mais sans montrer grand-chose dans le jeu. Le champion d’Afrique en titre, qui affrontera le Nigeria samedi, va devoir faire plus.

On ne va pas se raconter d’histoires. Ce Cameroun version Seedorf n’est pas la sélection la plus enthousiasmante à regarder jouer en Égypte actuellement. La tendance serait même à l’ennui. Lors du premier tour, ils ont battu la coriace Guinée-Bissau (2-0), avant deux matchs nuls – dans tous les sens du terme – face au Ghana (0-0) et au Bénin (0-0), deux adversaires qui, à la décharge des Camerounais, n’avaient rien fait pour rendre le spectacle moins sinistre.

Le Néerlandais Clarence Seedorf, donc, a été nommé l’été dernier, avec son compatriote et ami Patrick Kluivert alors que le Cameroun était qualifié d’office en tant que pays organisateur de la CAN. La décision de la CAF de lui retirer la compétition a obligé les Lions à battre les Comores (3-0) en mars dernier pour assurer leur qualification. En onze matches sous la direction de l’ancien milieu de terrain de l’Ajax Amsterdam, le Cameroun n’est parvenu à inscrire plus d’un but qu’à trois reprises : face aux Comores, à la Zambie en amical le 9 juin (2-1), et à la Guinée-Bissau (2-0).

« Ce n’est vraiment pas très spectaculaire. C’est même lassant, il faut le dire, réagit Joseph-Antoine Bell, l’ancien gardien de but des Lions (50 sélections). Mais c’est efficace, puisque le Cameroun est qualifié pour les huitièmes de finale. Et on ne peut pas se contenter de cela. Ce n’était pas trop mal face à la Guinée-Bissau. On me parle de la solidité défensive des Lions. Mais contre des formations comme le Ghana et le Bénin, qui n’ont fait que défendre, vous n’allez pas me dire que Cameroun n’aurait pas pu prendre davantage d’initiatives ? »

Bell : « Seedorf a eu assez de temps »

Sur le papier, le Cameroun n’est pas aussi bien armé en individualités que l’Algérie, le Maroc ou le Sénégal. Et certains observateurs estiment que Seedorf fait avec ce qu’il a. « Oui, mais beaucoup des joueurs présents en Égypte sont champions d’Afrique. La qualité est là », poursuit Bell. « Cela fait un an, ou presque que Seedorf est là. On peut accepter un certain temps, afin que le coach mette en place son jeu, ses idées, ses joueurs. Mais j’estime que cette équipe ne montre vraiment pas grand-chose. Elle peut et elle doit jouer mieux, car face à une équipe comme le Nigeria, il faudra faire plus, notamment offensivement, pour espérer se qualifier. Le coach a eu, je pense, assez de temps. »

Au Cameroun, Seedorf est encore loin de faire l’unanimité. Le Néerlandais, qui ne s’exprime que lors des points presse de la sélection, n’accorde quasiment jamais aucune interview. « C’est dommage qu’il communique aussi peu. Car on pourrait savoir ce qu’il pense », regrette l’ancien gardien de Marseille. « On dit souvent qu’une équipe ressemble à son entraîneur. Eh bien, si c’est le cas, il est mauvais ! » Point de vue transmis à l’intéressé.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte