Société

Côte d’Ivoire : le gouvernement promet un procès « équitable » à Noël Akossi-Bendjo

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Mis à jour le 4 juillet 2019 à 11:48

Noël Akossi-Bendjo, à Paris le 23 mai 2019 © Vincent Fournier/JA

Le gouvernement ivoirien a promis un procès « équitable » à l’ex-maire du Plateau Noël Akossi-Bendjo, condamné le 2 juillet par contumace à vingt ans de prison ferme et plus de 10 milliards de francs CFA d’amende pour « détournement de fonds publics ».

Le gouvernement ivoirien a invité mercredi 3 juillet Noël Akossi-Bendjo, ex-maire du Plateau condamné mardi à vingt ans de prison ferme, à se présenter devant la justice ivoirienne, promettant un procès « équitable ». « Qu’il vienne devant la justice. Il est en possession de tous ses droits. Son droit à une justice équitable sera respecté », a assuré Sidi Touré, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication.

Noël Akossi-Bendjo, proche de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, était poursuivi « du fait d’une plainte portée par le maire intérimaire à l’encontre de l’ancien maire et de monsieur Jacques Ehouo », actuel maire du Plateau, a poursuivi le ministre.

« Ce procès est une mascarade »

Le 1er août 2018, ce vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et ancien patron de la Société ivoirienne de raffinage (SIR) avait été révoqué par le gouvernement. Les autorités l’avaient accusé de « graves déviations » dans le maniement des fonds communaux, des faux en écritures publiques et des détournements de fonds portant sur plusieurs millions d’euros.

Depuis Paris, où il réside depuis onze mois, Noël Akossi-Bendjo a dénoncé auprès de Jeune Afrique « un procès politique ». « Ce procès est une mascarade. Un procès où je n’ai pas pu me défendre : ni ici à Paris ni à Abidjan, je n’ai reçu de convocation, pas plus que mes avocats », a affirmé ce fervent opposant au projet de parti unifié voulu par Alassane Ouattara.

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance d’Abidjan lui avait également infligé une amende de plus de 10 milliards de francs cfa (environ 16 millions d’euros) et « cinq ans de privation de ses droits civiques », selon Me Lamine Faye, conseil de Noël Akossi-Bendjo.