Économie

Zlec : le Nigeria va signer l’accord de libre-échange continental

Muhammadu Buhari, en mai 2015.

Muhammadu Buhari, en mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Après des années de refus, le Nigeria a finalement annoncé qu'il signerait l'accord de libre-échange continental (Zlec), lors du sommet de l'Union africaine qui aura lieu du 4 au 8 juillet à Niamey.

« Le Nigeria entrera dans la Zone de libre-échange continentale (Zlec) au prochain sommet extraordinaire de l’Union africaine à Niamey, au Niger », a fait savoir la présidence du Nigeria tard mardi soir sur son compte Twitter, une annonce surprise après des années de refus catégorique de faire partie de cette zone de libre-échange africaine.

« Le Nigeria signe cet accord après de multiples consultations de spécialistes locaux », a annoncé la présidence, soulignant que la « priorité désormais sera de mener des négociations pour garantir des garde-fous contre la contrebande, le dumping social et autres menaces économiques ».

« Un développement positif et important »

De son côté, le commissaire de l’Union africaine pour le commerce et l’industrie, Albert Muchanga, s’est réjoui de cette « confirmation officielle ». « C’est un développement positif et important », a-t-il écrit, lui aussi sur Twitter. « Plus que deux (pays), et le marché « pour toute l’Afrique » va pouvoir commencer à prendre forme ».

L’Érythrée, le Nigeria et son voisin le Bénin – très dépendant du géant nigérian – avaient pour l’instant refusé de signer cet accord entré en vigueur fin mai, en vue de l’émancipation économique du continent avec pour but d’augmenter le commerce intra-africain de 60% d’ici 2022.

Le Nigeria, qui produit 2 millions de barils de pétrole par jour, est la première économie du continent et le premier marché avec 190 millions d’habitants. Le pays a toujours appliqué une politique économique très protectionniste, notamment depuis l’arrivée de Muhammadu Buhari au pouvoir en 2015.

En mars dernier, le président nigérian avait annulé un voyage à Kigali où il devait déjà signer l’accord, aux côtés de nombreux chefs d’État, pour « donner plus de temps aux investisseurs nigérians ». Ce recul de dernière minute avait provoqué une forte levée de boucliers et de critiques au Nigeria, mais aussi sur l’ensemble du continent.

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