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Cet article est issu du dossier «Présidentielle en Mauritanie : Ghazouani proclamé vainqueur, l'opposition conteste»

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Présidentielle en Mauritanie : la Cour constitutionnelle valide la victoire de Mohamed Ould Ghazouani

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani.

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani. © DR / AMI

La Cour constitutionnelle mauritanienne a validé lundi l'élection du général Mohamed Ould Ghazouani, avec 52 % des voix obtenues dès le premier tour de la présidentielle. Quatre candidats de l'opposition contestent toujours sa victoire, exposant des cas de « fraude ».

Les résultats définitifs annoncés lundi par la Cour constitutionnelle sont sans appel : le général Mohamed Ould Ghazouani est déclaré vainqueur de l’élection avec 52% des voix obtenues lors du premier tour, le 22 juin dernier.

Le candidat du pouvoir, qui a déjà reçu les félicitations de plusieurs pays – dont la France, le Maroc, l’Algérie, le Mali et l’Arabie saoudite – , succède ainsi à Mohamed Ould Abdelaziz, en poste depuis 2009 et sans possibilité de pouvoir se représenter après deux mandats. La cérémonie de passation entre les deux hommes devrait se tenir début août.

Contestations de l’opposition

À quelques heures de la proclamation des résultats définitifs, quatre candidats de l’opposition qui contestent sa victoire ont exposé des « fraudes », qui selon eux rendent impossible la victoire de Mohamed Ould Ghazouani.

« Après vérification par nos techniciens électoraux qui ont travaillé sur 455 bureaux de vote [sur un total de 3 861] où il a réalisé 100 % et plus, le candidat Ghazouani ne pouvait pas avoir plus de 41 % », a affirmé Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58 % des suffrages, selon la Commission nationale électorale indépendante) lors d’une conférence de presse dimanche soir avec les trois autres candidats de l’opposition, dont l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87 %) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71 %).

Les quatre candidats de l’opposition accusent le pouvoir d’imposer un « état de siège de fait » et de dresser les communautés « les unes contre les autres » pour couvrir un « hold-up électoral ».

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