Sécurité

Tunisie : la piste terroriste confirmée dans la double attaque à Tunis, un policier tué et plusieurs blessés

Un militaire tunisien près du lieu de l'explosion qui s'est produite jeudi 27 juin en centre-ville de Tunis.

Un militaire tunisien près du lieu de l'explosion qui s'est produite jeudi 27 juin en centre-ville de Tunis. © REUTERS/Zoubeir Souissi

Un homme s'est fait exploser jeudi matin à l'angle de l'avenue de France et de la rue Charles de Gaulle à Tunis, tuant un policier et causant plusieurs blessés. Une deuxième explosion s'est également produite non loin de la Primature. Le ministère de l'Intérieur a confirmé la piste terroriste.

L’explosion s’est produite ce jeudi matin aux alentours de 10h50, près de l’avenue de France, axe important du centre-ville de la capitale tunisienne. Un agent de la police municipale est décédé à l’hôpital, selon une source policière contactée par Jeune Afrique. Une information confirmée par le syndicat des forces sécuritaires. De son côté, le ministère de l’Intérieur, qui confirme la piste « terroriste », a annoncé au moins cinq blessés, dont trois policiers et deux civils.

D’après un diplomate français s’exprimant sur son compte Twitter personnel, il s’agit d’un « attentat terroriste contre une voiture de police », qui a eu lieu à un endroit « très proche de l’ambassade de France ».

Un kamikaze a visé la police sur la principale avenue de Tunis, a indiqué à l’Agence France presse (AFP) un policier sur place, ajoutant qu’un civil et plusieurs policiers ont été blessés. Des morceaux de corps jonchaient la chaussée autour d’une voiture de police sur l’avenue Bourguiba, la principale de la capitale, près de la vieille ville, selon une journaliste de l’AFP.

Des passant se sont évanouis sous le choc, et de nombreux commerces et administrations du centre-ville ont aussitôt baissé leurs rideaux. Rapidement, des forces de sécurité ont été déployées sur le lieu de l’attentat, où des badauds se sont attroupés malgré les avertissements lancés sur un ton agressif par des agents de police, en panique. Les accès au centre-ville ont été bouclés dans la foulée.

Une deuxième explosion à l’antiterrorisme

Une deuxième explosion s’est également produite vers 11h sur le parking du siège de la direction antiterroriste à El Gorjani, à 500 mètres de la Primature, selon plusieurs médias tunisiens. Le kamikaze s’est fait exploser « à 11h devant la porte arrière » du complexe de Gorjani, où sont rassemblés des services de la Garde nationale, de la police judiciaire et des services d’enquête antiterroriste, a déclaré le porte-parole du ministère, Sofiène Zaag.

« Je condamne fermement les attentats qui ont touché aujourd’hui le cœur de Tunis. Toutes nos pensées vont aux victimes et à leurs proches. La France se tient aux côtés du peuple tunisien dans cette épreuve », a réagi en milieu d’après-midi le président français Emmanuel Macron.

Lundi 29 octobre 2018, un attentat suicide avait fait une vingtaine de blessés – essentiellement parmi les forces de l’ordre – sur l’avenue Habib Bourguiba, également en centre-ville de la capitale tunisienne. Il y a quatre ans jour pour jour, le 27 juin 2015, un homme avait également ouvert le feu sur la plage d’un hôtel à Sousse, ôtant la vie à 38 touristes étrangers.

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