Politique

Niger : le Parlement adopte un nouveau code électoral

Quelque 4 000 participants sont attendus du 4 au 7 juillet à Niamey pour le sommet de l'Union africaine. © Vincent Fournier/J.A.

Le Parlement du Niger a adopté lundi un nouveau code électoral, en l'absence des partis de l'opposition qui ont quitté l'hémicycle avant même les débats.

Le texte a été voté à l’unanimité des 133 députés présents, a indiqué Iro Sani, un des vice-présidents du Parlement. Avant de se retirer de l’hémicycle, les élus de l’opposition ont déposé une motion de censure contre le gouvernement de Brigi Rafini. La motion, qui n’aura aucune chance de passer, le parti au pouvoir disposant de la majorité absolue, est notamment motivée par le fait que « le gouvernement tente d’imposer un code électoral non consensuel » et son « incapacité à enrayer la menace terroriste » qui « monte en puissance » dans le pays.

« Élections libres et transparentes »

Le nouveau code électoral adopté est « un outil excellent pour des élections libres et transparentes », a commenté devant les élus, Mohamed Bazoum, le ministre nigérien de l’Intérieur et candidat à la présidentielle de 2021. « Nous faisons face à des agissements d’organisations terroristes (…) nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de générer d’autres fronts à caractère domestique », a-t-il rétorqué.

Depuis deux ans, l’opposition, dont le parti de Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, refuse de siéger à la commission électorale (Céni) et conteste le code électoral élaboré en 2017 sur une base « non consensuelle ». Hama Amadou, qui vit en exil depuis 2016 à l’étranger, risque de se voir écarter du prochain scrutin en vertu de l’article 8 du code pour avoir été condamné à un an de prison dans une affaire de trafic international de bébés.

Plusieurs tentatives de révision consensuelle du code entre partis présidentiels et opposition n’ont pas abouti depuis octobre 2018. Des élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu en 2021 au Niger. Ces scrutins doivent être précédés par des élections municipales et régionales. Le président Mahamadou Issoufou a assuré qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat.

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