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CAN 2019 : l’entrée timide de Mohamed Salah dans la compétition

Mohamed Salah lors du match d'ouverture de la CAN 2019, le 21 juin au Caire. © Ariel Schalit/AP/SIPA

Après une première période convenable, dans le match d'ouverture de la CAN 2019 face au Zimbabwe, vendredi soir au Caire, Mohamed Salah a progressivement disparu de la circulation. 

On ne pouvait pas forcément attendre de Mohamed Salah qu’il soit à 100 % de ses capacités lors de ce match d’ouverture de la CAN 2019, vendredi soir au stade International du Caire. « Il a terminé la saison un peu plus tard, avec la finale de la Ligue des Champions (Liverpool-Tottenham 2-0, le 1er juin), a eu des vacances et a pris la préparation en cours.
C’est donc logique qu’il soit entré doucement dans cette CAN 2019», explique à Jeune Afrique le Français Sébastien Desabre, sélectionneur de l’Ouganda, une des deux autres équipes du groupe A avec la RD Congo. Même avec un Salah assez discret, l’Egypte s’est imposée (1-0), grâce à un but de Trezeguet (40e), et c’est bien le plus important pour le pays organisateur

Trente bonnes premières minutes…

L’attaquant de Liverpool avait pourtant plutôt bien entamé la rencontre. Deux centres dangereux (2e, 3e), un rôle dans une jubilatoire action collective achevée par un tir d’El Saïd détourné par Sibanda (9e), un tir mal cadré (16e), un autre arrêté par le gardien zimbabwéen (30e), et une propension naturelle à attirer le jeu sur son côté droit : pendant une demi-heure, Salah a tenu son rang.
« On sent que ses coéquipiers le recherchent presque systématiquement. C’est la preuve, aussi, que l’Égypte manque de grands attaquants. Salah, également, ne défend pas, ce qui a permis au Zimbabwe de placer quelques attaques en partant de son côté. Et j’ai été surpris de voir que les Warriors ne l’attaquaient jamais vraiment, ni ne le pressaient, ce qui lui laissait beaucoup de liberté », poursuit Desabre.

…et une seconde période sans saveur pour Salah

Le but inscrit par Trezeguet est paradoxalement venu du très souvent ignoré flanc gauche, et Salah n’a joué aucun rôle dans la réalisation du joueur de Kasimpasa (Turquie). « On va dire qu’il a fait trente bonnes premières minutes, avant de s’essouffler » Cette baisse de régime a été encore plus évidente en seconde période, quand les Pharaons se sont mis à perdre beaucoup de ballons et à reculer.

« Le Zimbabwe a joué plus haut, et cela a gêné Salah », ajoute le coach des Cranes ougandais. L’entrée de Walid Soliman a incité Javier Aguirre, le sélectionneur des Pharaons, à installer Salah dans l’axe, où son apport a été quasi inexistant. « On ne l’a quasiment pas vu pendant quarante-cinq minutes. » Pourtant, le buteur des Reds a failli inscrire le second but de son équipe, sur un tir du pied droit repoussé par Chipezeze, lequel venait de remplacer Sibanda, blessé. L’Égypte disputera son second match mercredi, face à la RD Congo. Avec, peut-être, un Salah plus inspiré…

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