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Dorra Zarrouk

Tout en poursuivant de brillantes études, cette jeune comédienne est devenue la coqueluche des téléspectateurs tunisiens.

Capricorne, ascendant sagittaire, cette beauté de vingt-six printemps est devenue, l’espace de quelques semaines, aussi populaire en Tunisie qu’un joueur de football. La raison ? Un feuilleton à succès (H’ssabet w’aquabat), signé Ali Louati et Habib Msellmani, qui a tenu les Tunisiens en haleine durant le mois de ramadan dernier.
Dorra Zarrouk (alias Senda) y tenait un rôle certes secondaire, mais empreint de sa fraîcheur. Née dans une famille traditionnelle à Tunis, petite fille de feu Ali Zouaoui, ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et président de l’Espérance sportive de Tunis, elle n’a fait qu’une bouchée de ses études jusqu’à l’obtention d’un DEA en sciences politiques (sur les réfugiés palestiniens au Liban) de l’université Saint-Joseph de Beyrouth, la plus grande université francophone du Proche-Orient, créée en 1875.
De la fac aux planches il n’y a qu’un pas. Et cette Jodie Foster à la tunisienne de se retrouver interprète remarquable, sous la houlette de Tawfik Jebali, de la pièce Les Palestiniens d’après l’oeuvre de Jean Genet qui a suivi une autre pièce, Le Fou, de Gibran Khalil Gibran, avec le même metteur en scène. Adepte de la danse moderne, ambitieuse mais équilibrée, Dorra Zarrouk enchaîne avec deux longs-métrages tunisiens, Khorma de Jilani Essaadi et La Villa de Mohamed Dammak, ainsi qu’avec un court-métrage franco-tunisien, Nadia et Sarra de Moufida Tlatli, pour le compte de la chaîne franco-allemande Arte.
Entretemps, quelques petits spots publicitaires et de furtifs défilés de mode. Mais le travail avec lequel la comédienne nourrit de grands espoirs d’une future carrière au Moyen-Orient est le feuilleton syrien Farès Bani Marwan, sur les Omeyyades, diffusé par plusieurs chaînes arabes. Pour ne rien gâter à son bonheur, elle a été élue Meilleure Découverte médiatique de l’année 2004 par les lecteurs tunisiens du… journal syndicaliste Echaab. Alors oubliés, le droit et les sciences politiques ? Non, affirme la jeune artiste, car une thèse de doctorat l’attend à Grenoble. Pour que son ramage soit aussi beau que son plumage…

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