Elections

Guinée-Bissau : l’élection présidentielle fixée au 24 novembre

José Mario Vaz, chef de l'État bissau-guinéen le 3 mars 2014. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique

Le président bissau-guinéen José Mário Vaz a fixé la date de l'élection présidentielle au 24 novembre 2019, quelques heures après avoir convié le parti vainqueur des législatives du 10 mars à indiquer le nom de son candidat au poste de Premier ministre.

« Le 24 novembre 2019 est la date retenue pour l’élection présidentielle », selon le décret publié mardi 18 juin après des concertations entre le président José Mário Vaz, les 49 partis politiques légalement inscrits dans le pays, le gouvernement et la Commission nationale des élections (CNE).

En mai, la CNE avait proposé la date du 3 novembre pour le premier tour du scrutin présidentiel qui doit se tenir cette année, avec un éventuel second tour le 8 décembre.

Malgré le bon déroulement des élections législatives du 10 mars, remportées par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) dirigé par Domingos Simões Pereira, la Guinée-Bissau ne parvient pas à sortir de la crise politique qui paralyse le pays depuis août 2015.

Un Premier ministre bientôt nommé ?

L’annonce de la date de la prochaine présidentielle n’a d’ailleurs pas permis de débloquer le contentieux autour de la composition du bureau de l’Assemblée nationale, où le PAIGC et ses alliés contrôlent une majorité de 54 sièges sur 102. Ce blocage contribue au retard persistant de la désignation du Premier ministre, poste pour lequel la majorité parlementaire a proposé Domingos Simões Pereira, dit DSP.


>>> À LIRE – En Guinée-Bissau, l’attente d’un nouveau Premier ministre cristallise les tensions


Un chef de gouvernement pourrait toutefois être prochainement nommé. Le président Vaz a ainsi demandé, dans une lettre datée du 17 juin, au PAIGC « d’indiquer le nom de son candidat au poste de Premier ministre ».

Blocage au Parlement

L’opposition contrôle le reste de l’Assemblée nationale populaire. Le Madem, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les 48 sièges restants de l’Assemblée, respectivement 27 et 21.

Depuis la reprise des travaux parlementaires le 18 avril, les débats achoppent sur le poste de deuxième vice-président de l’Assemblée, revendiqué par le Madem pour un de ses dirigeants, Braima Camara. Mais le PAIGC et ses alliés rejettent le nom de cet ancien frondeur du PAIGC, qui avait préféré José Mário Vaz à DSP.

La crise entre les deux hommes, pourtant issus du même parti, a éclaté en août 2015 avec le limogeage par le président Vaz de Domingos Simões Pereira, qui était alors son Premier ministre. Elle inquiète d’autant plus la communauté internationale que les élections de 2014 – qui avaient abouti à l’arrivée des deux hommes au pouvoir – avaient marqué un retour à l’ordre dans ce pays secoué par de nombreuses tentatives de putsch.

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