Télécoms

Télécoms : Airtel Africa annonce sa cotation à Londres pour la fin juin

Publicités pour Airtel dans une rue de Nairobi, au Kenya. © Sayyid Azim/AP/SIPA

La cotation à Londres d’Airtel Africa, la branche africaine de Bharti Airtel, devrait avoir lieu le 28 juin prochain. Le géant indien des télécoms, piloté par le tycoon Sunil Mittal, a annoncé avoir reçu l’aval des autorités financières britanniques pour lancer l’opération.

Selon les analystes, l’arrivée d’Airtel Africa à la bourse de Londres doit permettre à l’opérateur indien de vendre 25 % de ses parts dans sa filiale, présente dans 14 pays subsahariens, pour environ 595 millions de livres sterling (667 millions d’euros), soit une valorisation du capital total de la société à près de 3,6 milliards de livres sterling.

Si l’opération séduit les investisseurs, Bharti pourrait par la suite céder 15 % supplémentaires, alors qu’elle détient actuellement 68,3 % des parts d’Airtel Africa.


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Lourdement endetté par ses acquisitions sur le continent, Bharti Airtel avait regroupé ses filiales africaines au sein d’Airtel Africa, et concentré ses efforts sur les pays les plus rentables – notamment le Nigeria et l’Afrique de l’Est– pour assainir ses comptes, avec un premier résultat net positif au premier trimestre 2019 après plusieurs années dans le rouge.

Lagos également visée

Fin 2018, le groupe indien avait déjà vendu 25 % de ses parts dans sa branche africaine pour 1,25 milliards de dollars (1,1 milliard d’euros) à un consortium d’investisseurs composé du fonds souverain singapourien Temasek, de l’opérateur Singtel, du fonds américain Warburg Pincus et de la banque japonaise SoftBank.

Cette cession, ainsi qu’un appui financier complémentaire de 200 million de dollars de Qatar Investment Authority, en janvier 2019, couplés avec l’amélioration de la rentabilité d’Airtel Africa, avaient permis de faire passer son endettement de 7,8 à 4 milliards de dollars.

En parallèle de cette cotation londonienne, le groupe a confirmé également vouloir s’introduire à la bourse de Lagos, alors que le Nigeria représentait pas moins de 34 % de ses revenus en 2018.

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