Elections

Présidentielle en Tunisie : mélange des genres, soupçons judiciaires, ambition… Le candidat Nabil Karoui s’est confié à JA

Nabil Karoui à son domicile, à Carthage (image d'illustration). © Nicolas Fauqué pour JA

La sortie en kiosques ce dimanche du numéro 3049 de Jeune Afrique a déchaîné les passions à Tunis, entre rumeurs de censure, intox et fausses citations. En cause : une longue interview annoncée en couverture de Nabil Karoui, candidat indépendant en tête du dernier sondage Sigma Conseil pour l'élection présidentielle de novembre.

L’interview exclusive d’un homme politique, a fortiori quand il investit en outsider la tête des sondages, est incontournable pour un journaliste. Mais cet avis est loin d’être partagé, comme s’il fallait éviter soigneusement les sujets qui fâchent, qui contribuent pourtant à expliquer le chaos général qui prévaut en Tunisie.


>>> À LIRE – [Édito] Les hommes d’affaires font-ils de bons politiques ?


Dimanche, à Tunis, la distribution de Jeune Afrique, avec en couverture une interview de Nabil Karoui, a été retardée de quelques heures en raison, selon le distributeur, de l’absence d’un document douanier. Aussitôt la nouvelle se répand, devient l’affaire du jour sur les réseaux sociaux et l’opinion publique s’enflamme.

Malaise face à l’inconnu

De manière assez saine, tous réagissent d’abord à un éventuel retour masqué de la censure, puis s’entredéchirent au sujet de Nabil Karoui, allant jusqu’à assurer que cet incident lui profite et que les censeurs vont à l’encontre de leurs objectifs et deviennent ses meilleurs chargés de communication. Une situation ubuesque qui dit tout le malaise tunisien face à l’inconnu d’une donne politique qui semble échapper à toutes les prévisions, mais aussi face à l’amendement controversé du code électoral qui sera discuté mardi 18 juin en plénière.

Une menace pour la démocratie qui déchaîne des passions difficiles à juguler tant les Tunisiens sont à fleur de peau. Certains mettent en ligne l’article qu’ils ont réussi à se procurer en sous-main, d’autres en citent des extraits tronqués pour les interpréter à loisir et à leur manière. Chacun cherche à se faire remarquer par un commentaire drôle ou ironique, beaucoup sont surtout curieux : « Qu’a bien pu dire Nabil Karoui ? »

Les réponses sont dans l’entretien mis en ligne lundi soir, dans lequel le candidat dévoile ses intentions et ses positions.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte