Energie

Nigeria : Oando rejoint le club des grands producteurs de pétrole locaux

Wale Tinubu, président de la société nigériane Oando.

Wale Tinubu, président de la société nigériane Oando. © Reuters

La société pétrolière nigériane Oando concrétise ses plans de transformation en s’emparant définitivement des actifs pétroliers de la major américaine ConocoPhillips pour un total de 1,5 milliard de dollars.

La compagnie pétrolière privée nigériane Oando a enfin conclu sa transaction avec l’américain ConocoPhillips pour racheter ses actifs pétroliers onshore. Pour un montant de 1,5 milliard de dollars, avec un paiement différé de 33 millions de dollars, elle concrétise ainsi sa transformation annoncée d’importateur de carburant à producteur pétrolier local.

L’achèvement de la transaction lui permet de rejoindre le club des sociétés domestiques nigérianes avec une production multipliée par dix, soit 50 000 barils par jour. Elle rivalise notamment avec Seplat pour la place de premier producteur nigérian de brut et de gaz naturel.

Wale Tinubu, président de Oando, estime que les compagnies pétrolières locales contrôleront un quart de la production du Nigeria dans les cinq ans, contre environ 10% aujourd’hui.

Lire aussi :

Oando clôture l’acquisition des actifs de ConocoPhillips
Wale Tinubu : « Dans cinq ans, nous visons 100 000 barils par jour »
Nigeria : Oando dévisse mais reste optimiste
Miguel Azevedo : « De plus en plus d’acquisitions dans le secteur des biens de consommation »

Cette transaction, qui fait suite au listing de Seplat à Londres et à Lagos, une opération qui lui a permis de lever 500 millions de dollars, démontre la croissance spectaculaire de l’industrie pétrolière locale. Au cours des cinq dernières années, des groupes comme Oando, Seplat, Shoreline Natural Ressources et Seven Energy ont racheté un total d’actifs onshore d’une valeur cumulée de 5 milliards de dollars à des majors étrangères comme Shell, Total, ENI, Chevron et ConocoPhillips.

Les majors se spécialisent dans l’offshore

Les majors préfèrent se concentrer sur les gisements au large des côtes, moins exposés aux violences et au vol qui ont empoisonné l’exploitation pétrolière dans le delta du Niger. Wale Tinubu, président de Oando, estime que les compagnies pétrolières locales contrôleront un quart de la production du Nigeria dans les cinq ans, contre environ 10% aujourd’hui.

Pourtant, l’accord entre Oando et Conoco démontre également que les producteurs de pétrole nigérians font face à de nombreuses difficultés dans leur conquête des actifs de majors étrangères. Oando a pris environ un an et demi de plus que prévu pour conclure l’opération, selon des personnes familières avec la transaction citées par le Financial Times. En cause, les difficultés pour lever suffisamment de capitaux et la lourdeur de la bureaucratie nigériane.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte